Le feu de forêt à Anglet était « d’origine humaine », selon les premières constatations – Le Monde

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Un sapeur-pompier à Anglet le 31 juillet.

L’incendie qui a ravagé 165 hectares de forêt et de végétation jeudi 30 juillet dans une forêt en cœur de ville à Anglet (Pyrénées-Atlantiques) est « d’origine humaine », d’après les premières constatations de l’enquête, a annoncé samedi le parquet de Bayonne.

« Il n’y a pas eu de foudre ou fil électrique qui aurait provoqué une étincelle, a déclaré Caroline Parizel, vice-procureure de Bayonne. C’est donc une action humaine, ce qui veut dire qu’il y a eu une intervention de l’homme, mais ça peut être un mégot de cigarette, ou un tesson de bouteille qui aurait fait effet loupe. »

Lire aussi Le feu de forêt qui a brûlé 165 hectares à Anglet, sur la côte basque, a été « maîtrisé »

Les premières constatations techniques ont été menées samedi matin par les enquêteurs de la police judiciaire de Bayonne, chargée de l’enquête, assistés de deux équipes de police scientifique de Toulouse et de Marseille, « spécialistes dans les incendies de forêts », de l’Office national des forêts et du service départemental d’incendie et de secours.

L’incendie de la forêt de Chiberta, une zone de pinède de 270 hectares à Anglet, a détruit 165 hectares de végétation et cinq maisons de lotissements adjacents, sans faire de victimes. Une vingtaine de personnes sont passées par l’hôpital pour des problèmes d’intoxication dus à la fumée, mais sans gravité.

Déterminer si le feu a une origine volontaire ou accidentelle

L’enquête a déjà permis de déterminer une zone unique de départ de feu, aux abords du stade de rugby Orok Bat, dans un complexe sportif adossé à la forêt de Chiberta. L’enquête doit maintenant déterminer si le feu est d’origine criminelle ou non, avec une mise à feu volontaire.

« Il y a eu des prélèvements faits pour voir si on peut en déterminer la cause », a précisé Mme Parizel. « C’est le plus difficile selon les experts », car pour déterminer l’origine volontaire, donc criminelle, il faut « retrouver l’élément déclencheur », explique-t-elle.

Une enquête pour « destruction par incendie » a été ouverte vendredi par le parquet de Bayonne, qui a rappelé que « même en l’absence de caractère intentionnel », la destruction de forêt peut constituer un délit passible de cinq à sept ans d’emprisonnement. Tous les prélèvements nécessaires à l’enquête ont été réalisés samedi matin, et les conclusions des experts sont attendues dans les prochains jours, selon le parquet.

Samedi matin, le feu était complètement maîtrisé, mais une vingtaine de pompiers restaient sur place pour « un travail chirurgical » sur les dernières braises et fumerolles, afin d’éviter tout nouveau départ de feu.

Le Monde avec AFP

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