Le drapeau breton flottera sur la mairie de Nantes – Le Figaro

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Le «Gwenn ha Du», célèbre drapeau blanc et noir de la Bretagne, flottera bientôt sur le fronton de l’Hôtel de ville de Nantes, a annoncé samedi 10 octobre la maire PS de Nantes sur les réseaux sociaux.

Johanna Rolland, qui participait samedi à une conférence des associations bretonnes, a confirmé que ce projet, qui figure parmi ses promesses de campagne, serait mis en oeuvre prochainement.

«Après échanges avec les associations, nous le ferons donc durant la première quinzaine de décembre, en lien avec des événements célébrant la culture populaire bretonne à Nantes et avec le 50e anniversaire, si symbolique, du premier concert de Tri Yann», a déclaré l’élue sur Facebook et Twitter.

La réélection de Johanna Rolland, alliée à l’UDB (Union démocratique bretonne) dès le premier tour, s’est accompagnée de la création d’une nouvelle délégation aux «enjeux bretons». «Le Gwenn ha Du est un marqueur de la bretonnité. Il y a un fait culturel breton à Nantes et la maire est favorable à un débat sur la question du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne», a déclaré à l’AFP Pierre-Emmanuel Marais, adjoint UDB, ajoutant qu’un tiers des mairies du département «arborent déjà ce drapeau». «Notre programme prévoit qu’un débat ait lieu en conseil municipal pour demander à l’État un référendum décisionnel sur cette question», a-t-il rappelé.

Les partisans de la réunification réclament depuis longtemps l’organisation d’un référendum pour un retour de la Loire-Atlantique dans la «Bretagne historique» à cinq départements (Ille-et-Vilaine, Finistère, Côtes-d’Armor, Morbihan et Loire-Atlantique). «Hisser le Gwenn ha Du sur la mairie est une vieille demande populaire. C’est symbolique de voir ce drapeau flotter aux côtés des drapeaux tricolore et européen», a souligné de son côté Florian Le Teuff, adjoint aux enjeux bretons.

«Depuis la création des établissements publics régionaux en 1972, qui marque la fin d’une Bretagne à cinq départements, 20 sondages ont montré qu’en moyenne 56% des habitants de Loire-Atlantique souhaitent leur rattachement à la Bretagne. On ne peut rester sourd à la mobilisation citoyenne et il faut un débouché démocratique», a ajouté Florian Le Teuff, qui participe ce dimanche à une journée débat sur cette question, en présence d’une centaine d’élus de Bretagne et Loire-Atlantique.

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