SOCIETE

C’est une moyenne mais d’après l’Institut national d’études démographiques, chaque 23 septembre naissent 5 % de bébés en plus par rapport aux autres jours de l’année. Une tendance déjà repérée en 2011 dans une publication mais qui se confirme selon Arnaud Régnier-Loilier, chercheur et auteur de cette étude.

Interrogé par France Inter, il explique que les causes de ce phénomène sont à chercher du côté du Nouvel an. Première hypothèse : « les couples qui ne se protègent pas car ils souhaitent avoir des enfants sont peut-être plus nombreux à avoir des rapports sexuels ce soir-là ». Deuxième hypothèse : « il y a peut-être moins de vigilance contraceptive dans ce moment de festivité ». Le chercheur indique d’ailleurs que le nombre d’interruptions volontaires de grossesse augmente souvent dans les semaines qui suivent Noël et Nouvel an.

Le 23 septembre tombe exactement 265 jours après la Saint-Sylvestre, soit « la durée moyenne de gestation », relève l’étude de l’INED. Après, on n’est pas au jour près évidemment, toujours est-il qu’une hausse du nombre de naissances est observée autour de cette date. Pour autant pas de quoi s’affoler si vous devez accoucher dans les jours qui viennent, les services des maternités ne seront pas saturés pour autant : les naissances s’étalent sur une dizaine de jours et si elles sont plus nombreuses, elles ne représentent que 5 % des quelque 758 bébés qui naissent dans l’année…

Petite anecdote confiée par Arnaud Régnier-Loilier, sur France Inter : au XVIIe siècle, il y avait moins de naissances neuf mois après la période du carême suivie par les Catholiques – une période durant laquelle les rapports sexuels sont proscrits. Aujourd’hui, visiblement ce sont davantage les épisodes de canicule qui ralentissent les conceptions et donc les naissances.