L’attaque du Capitole soulève la question de la sécurité pour l’investiture de Joe Biden – Le Figaro

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Plus de 6000 gardes nationaux ont été envoyés en renfort à Washington afin d’éviter tout nouvel incident d’ici la fin du mandat de Donald Trump.

La cérémonie très attendue se déroule sur les marches du Congrès, devant les pelouses du National Mall, là même où une horde de pro-Trump a pris d’assaut le Capitole. À moins de deux semaines de l’investiture de Joe Biden, les organisateurs de l’événement voient leurs plans chamboulés compte tenu de la facilité avec laquelle les services de sécurité ont été débordés mercredi 6 janvier. Le sénateur républicain Roy Blunt, qui dirige la commission du Congrès en charge de l’organisation de la cérémonie d’investiture, a assuré que le dispositif de sécurité prévu pour le 20 janvier allait subir un «examen en profondeur» dans les jours à venir. Également présente au sein de cette commission, la sénatrice Amy Klobuchar a appelé de ses vœux un renforcement de la sécurité pour l’investiture du 46e président des États-Unis. «Vous pouvez imaginer que l’investiture aura un niveau de sécurité digne de Fort Knox», déclare un proche de Joe Biden interrogé par le site Politico.

La sécurité dans la capitale fédérale a d’ores et déjà considérablement été renforcée. L’état d’urgence y a été décrété jusqu’au 21 janvier. Une barrière de deux mètres de haut était par ailleurs en cours d’érection pour protéger l’ensemble du complexe du Congrès. Elle devrait y rester pendant un mois. Une structure similaire est en place depuis six mois autour de la Maison-Blanche. Surtout, plus de 6000 réservistes de la Garde nationale ont été appelés en renfort de Virginie, Pennsylvanie, New York, New Jersey, Delaware et du Maryland afin d’éviter tout nouvel incident d’ici la fin du mandat de Donald Trump. Ils s’ajoutent aux 1100 membres de la Garde nationale que compte le district de Columbia. Près 8000 gardes nationaux avaient été mobilisés il y a quatre ans lors de la prestation de serment du président républicain. Des militaires de carrière et agents du FBI pourraient également suivre d’ici l’investiture.

Washington sous cloche

Comme tous les quatre ans, Washington aurait, quoi qu’il en soit, été mise sous cloche pour la cérémonie d’investiture de Joe Biden. Plusieurs kilomètres de barrières antiémeutes sont habituellement déployés à travers la ville à chaque Inauguration Day. Les ponts traversant le Potomac sont coupés à la circulation, tout comme l’ensemble du National Mall, où s’agglutinent des centaines de milliers de spectateurs préalablement fouillés. À la tribune, le nouveau président est protégé par une épaisse vitre pare-balles. Des tireurs d’élites sont postés sur les toits. «Depuis plus d’un an, le Secret service travaille sans relâche pour anticiper et se préparer à toutes les éventualités à tous les niveaux afin d’assurer une journée d’inauguration sûre et sécurisée», a tenu à rappeler l’agence en charge de la protection des présidents. Et pour cause. Il y a quatre ans, les autorités avaient déjà eu à gérer la présence de manifestants anti-Trump dans la capitale. En 2009, c’est un attentat visant Barack Obama que craignaient cette fois les services de renseignements.

Cette année, le dispositif déployé risque de paraître particulièrement démesuré au regard de la foule attendue à la cérémonie. Le mois dernier, le comité d’organisation de l’investiture a averti que la possibilité d’y assister en personne serait «extrêmement limitée» pour le public, afin de lutter contre la pandémie de coronavirus. Des tribunes construites pour accueillir des spectateurs devant la Maison-Blanche ont été récemment enlevées. La traditionnelle parade le long de Pennsylvania Avenue – artère qui relie le Capitole à la Maison-Blanche – se fera virtuellement à la manière de ce qui s’était passé lors de la Convention démocrate l’été dernier. Autre inconnu de taille : le président sortant Donald Trump n’a toujours pas fait savoir s’il comptait assister ou non à la cérémonie. Selon un journal écossais, le milliardaire aurait prévu de se rendre dans l’un des golfs qu’il possède au Royaume-Uni. S’il n’était pas présent à la cérémonie à Washington, il romprait avec une tradition vieille de plus d’un siècle.

» À VOIR AUSSI – Que s’est-il passé à Washington? Le récit heure par heure de l’invasion du Capitole

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