L’armée birmane tombe le masque – Le Figaro

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DÉCRYPTAGE – La junte au pouvoir depuis 1962 tente de reprendre la main.

Bas les masques! En pleine pandémie de Covid, le général Min Aung Hlaing a mis un terme brutal lundi à la comédie démocratique que les militaires birmans jouaient habilement, depuis 2011, face à la «Dame de Rangoun», pour mieux amadouer la galerie occidentale et ses investisseurs. En jetant de nouveau en captivité l’icône populaire Aung San Suu Kyi à l’orée de son second mandat, la junte au pouvoir depuis 1962 tente de reprendre la main sur un scénario politique qui lui échappait à mesure que la fragile transition vers la démocratie prenait racine depuis les premières élections libres en 2015, dans ce pays charnière entre la Chine et l’Inde.

Signe de son malaise, le chef de Tatmadaw drape ce «coup d’État» flagrant d’atours constitutionnels, jurant établir un «état d’urgence» d’un an pour mieux défendre la démocratie. Il dénonce des «irrégularités massives» lors du scrutin du 8 novembre remporté haut la main par la Ligue pour la démocratie (LND) de «Daw Suu» avec 83 % des sièges, avant de

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