L’Agence spatiale européenne lance sa première campagne de recrutement depuis onze ans

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L'Agence spatiale européenne lance sa première campagne de recrutement depuis onze ans

Avis aux candidats. L’Agence spatiale européenne (ESA) vient de lancer une nouvelle campagne de recrutement destinée à améliorer la diversité dans les rangs des astronautes. Mardi, l’ESA – l’équivalent européen de la NASA – a annoncé un nouveau plan de recrutement pour améliorer la place des femmes et des personnes handicapées dans son effectif d’astronautes. Il s’agit là d’un chantier d’envergure pour l’agence européenne : jusqu’à maintenant, sur 560 personnes envoyées dans l’espace, 495 étaient des hommes. De plus, sur les 65 femmes envoyées dans l’Espace, seules deux étaient originaires d’Europe.

Il s’agissait de Claudie Haigneré et Samantha Cristoforetti. Claudie Haigneré, originaire de France, a agi en tant que cosmonaute de recherche et a réalisé des expériences en physiologie, biologie du développement, physique des fluides et technologie sur la mission Cassiopée. Celle-ci a également été la première femme astronaute européenne à effectuer un vol en taxi vers la Station spatiale internationale (ISS) en 2001. De son côté, Samantha Cristoforetti, une militaire italienne sélectionnée comme astronaute de l’ESA en 2009, a passé 200 jours dans l’espace au cours de la mission Futura de l’Agence spatiale italienne entre 2014 et 2015.

Selon le directeur général de l’ESA, Jan Woerner, cette campagne doit permettre à l’ESA doit “regarder plus loin que jamais” pour s’assurer “d’excellents astronautes”, alors même que l’agence se concentre sur des missions centrées à la fois sur la Lune et sur Mars. Reste que cette campagne de recrutement, la première depuis 11 ans, vise également à recruter des candidats handicapés.

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A la recherche des prochains parastronautes

“Représenter toutes les parties de notre société est une préoccupation que nous prenons très au sérieux”, explique David Parker, directeur de l’exploration humaine et robotique de l’ESA. “La diversité à l’ESA ne doit pas seulement tenir compte de l’origine, de l’âge, des antécédents ou du sexe de nos astronautes, mais aussi peut-être des handicaps physiques”. Aussi connu sous le nom de Projet de faisabilité des parastronautes, le processus permettra de sélectionner un astronaute “avec un certain degré de handicap physique”.

Selon l’agence spatiale, les candidats qui sont “psychologiquement, cognitivement, techniquement et professionnellement qualifiés” sont encouragés à postuler. Bien que le matériel spatial actuel ait pu garantir que des limitations physiques particulières les empêcheraient de postuler auparavant, l’ESA se dit prête à investir dans des adaptations pour leur permettre de servir en tant que membres d’équipage. “Il y a beaucoup d’inconnues devant nous, la seule promesse que nous pouvons faire aujourd’hui est celle d’une tentative sérieuse, dévouée et honnête de dégager la voie vers l’espace pour un astronaute handicapé”, déclare l’agence.

S’inspirant du Comité international paralympique, l’ESA a demandé aux candidats souffrant d’une “déficience des membres inférieurs” – peut-être due à une amputation ou à des problèmes congénitaux – de passer soit par la cheville, soit sous le genou. En outre, l’agence prendra en considération les différences de longueur des jambes, comme les membres manquants ou raccourcis, et les personnes de “petite taille” ou d’une taille inférieure à 130 cm. L’ESA travaille avec des partenaires internationaux et commerciaux pour déterminer dans quelle mesure il serait possible de faire voler le candidat choisi vers l’ISS dans le cadre d’une “mission sûre et utile de l’ESA”.

Les candidatures sont ouvertes à partir du 31 mars 2021 et dureront huit semaines. Le processus de sélection débutera ensuite, au cours duquel un petit groupe sera sélectionné d’ici octobre 2022 ou avant. Les personnes intéressées peuvent postuler sur le site web de l’ESA.  

Source : ZDNet.com

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