L’accès aux tests du Covid-19 sera facilité, assure Olivier Véran – Le Monde

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Olivier Véran, ministre de la santé, lors d’une conférence de presse à l’hôtel Matignon, à Paris, jeudi 27 août 2020.

Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 détectés en vingt-quatre heures en France a atteint un nouveau record (8 975) depuis le début de l’épidémie et le lancement des tests à grande échelle dans le pays, selon des données publiées vendredi 4 septembre par les autorités sanitaires. Les hospitalisations restent stables.

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La France a atteint le million de tests de Covid-19 réalisés par semaine – objectif qu’elle s’était fixé – selon le ministre de la santé. Mais cette stratégie de tests massifs engorge désormais les laboratoires, qui peuvent parfois mettre plusieurs jours à rendre les résultats de tests.

  • Le ministre de la santé veut « faciliter » l’accès aux tests

Le ministre de la santé, Olivier Véran, a affirmé samedi sur BFM-TV que l’accès aux tests du Covid-19 allait s’améliorer d’ici quelques semaines. « Il y a un délai d’accès aux laboratoires pour se faire tester, des files d’attente à Paris ou ailleurs, et actuellement, il faut en moyenne 3,5 jours pour se faire tester », a reconnu le ministre, lors d’un entretien avec Ruth Elkrief.

« Que les Français se rassurent : d’ici deux, trois semaines au plus tard, l’accès aux tests sera facilité », a-t-il promis, les délais actuels étant imputables, selon lui, aux nombreuses personnes qui se font tester à leur retour de vacances. Le ministre, lui-même testé négatif vendredi, a par ailleurs affirmé que 80 % des personnes qui se font tester obtenaient un résultat dans les trente-six heures, et a rappelé que la priorité avait été donnée aux porteurs de symptômes et aux cas contacts.

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« Il y a des milliers de laboratoires qui sont actifs, des dizaines de milliers de personnes qui y travaillent et qui sont à fond semaine après semaine », a-t-il également expliqué, affirmant qu’il n’était pas possible d’« aller au-delà de ce qu’[il] leur demande en termes de rapidité ». Olivier Véran a par ailleurs demandé « aux autorités scientifiques de donner un avis pour savoir si on ne peut pas réduire » la période d’isolement de quatorze jours, préconisée pour les cas contacts, estimant que « cette fameuse quatorzaine (…) est sans doute trop longue ».

  • Sanofi annonce un vaccin à « moins de 10 euros » la dose

Le coût du futur vaccin en cours d’élaboration par les laboratoires Sanofi et GSK contre le Covid-19 « n’est pas tout à fait défini encore », mais sera « à moins de 10 euros » la dose, a déclaré Olivier Bogillot, président de Sanofi France, samedi 5 septembre sur France Inter.

« On est en train de mesurer l’ensemble des coûts de production qui vont être les nôtres dans les mois qui viennent », a déclaré le président du laboratoire pharmaceutique. Selon lui, le « partage des risques avec les Etats » permet d’avoir des prix « les plus faibles possible ».

Revenant sur le prix autour de 2,50 euros la dose annoncé par le laboratoire concurrent anglo-suédois AstraZeneca, M. Bogillot a expliqué la différence par le fait que Sanofi utilise toutes ses ressources « en interne », ses « propres chercheurs et ses propres usines » pour développer et produire le vaccin, alors qu’AstraZeneca « a beaucoup sous-traité la production ».

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« Les Français et les Européens auront le vaccin de Sanofi au même moment que les patients américains », a-t-il assuré. « On a signé au cours de l’été avec les Américains, la même semaine avec les Européens et avec les Britanniques », a-t-il résumé : les Etats-Unis auront environ 100 millions de doses, les Européens 300 millions et la Grande-Bretagne en aura 60 millions.

Pour la partie européenne, le vaccin sera fabriqué en France, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), a rappelé le responsable, en saluant l’association de son groupe avec le britannique GSK pour cette opération. « Ce n’est pas commun de s’associer à un concurrent, mais c’est plutôt sain dans cette guerre contre le Covid », a-t-il déclaré. Des « millions de doses » seront aussi fournies aux pays en développement à des conditions tarifaires « tout à fait exceptionnelles ».

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Le Monde avec AFP

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