La rentrée scolaire, une « semaine test » pour l’éducation nationale – Le Monde

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Rentrée des élèves de primaire à l'école des Deux vallées de Mortagne-du-Nord (Nord ), le 4 janvier.

Quelque 12,4 millions d’élèves ont repris le chemin de l’école, lundi 4 janvier, « comme prévu », selon les propres mots du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, c’est-à-dire sans changement, à ce stade, du protocole sanitaire dans les écoles, collèges et lycées.

« C’est un choix profondément éducatif et social et, en cela, aussi [un choix] politique, [que] de préserver le droit des enfants à l’éducation », a défendu le ministre sur les ondes d’Europe 1, mardi 5 janvier au matin. « Si j’avais écouté les Cassandre, j’aurais reporté chaque rentrée des classes [depuis le début de l’épidémie, au printemps], a-t-il aussi souligné. Des inquiétudes légitimes, il y en a, mais on ne peut pas priver d’emblée les enfants d’école. »

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En maintenant le calendrier scolaire inchangé, la France assume, avec l’Espagne, le Portugal et la Suisse, une position singulière, quand de nombreux autres pays voisins – du Royaume-Uni à la Grèce en passant par l’Allemagne – ont pris la décision, face à la menace d’une troisième vague épidémique, de fermer tout ou partie de leurs écoles. Mais, après les réunions festives de fin d’année, et alors que deux variants du SARS-CoV-2 circulent sur le territoire français, un certain nombre d’inconnues entourent cette rentrée. Tour d’horizon.

  • Le « brassage » des élèves va-t-il faire évoluer le nombre de contaminations ?

La réponse viendra « dans les dix jours », soufflent les infirmiers et infirmières scolaires, en prédisant une « semaine test ». Le prochain point de situation hebdomadaire émanant de l’éducation nationale est attendu vendredi.

Mais l’alerte lancée par le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, dans un entretien au Journal du dimanche le 3 janvier, a rencontré un fort écho auprès des enseignants : les deux variants du SARS-CoV-2 (identifiés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud) « toucheraient » plus les jeunes, y explique M. Salomon ; « il faut donc qu’on soit très attentifs au milieu scolaire et universitaire ». D’autant, précise-t-il, que « les enfants reviennent de différents endroits, en France ou à l’étranger », ce qui peut « rebattre les cartes de la situation épidémiologique ». Avant lui, c’est le conseil scientifique qui, dans son avis du 22 décembre, avait prévenu d’une « possibilité de reprise incontrôlée de l’épidémie en janvier ».

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Au-delà du débat scientifique sur la contagiosité des enfants, les enseignants, de la maternelle au lycée, portent aujourd’hui une même revendication : « Faire toute la transparence sur les contaminations en milieu scolaire. » Une demande relayée par les fédérations de parents : « Il est urgent de savoir si, oui ou non, les écoles sont des lieux de clusters possibles », martèle Rodrigo Arenas, porte-parole de la FCPE.

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