En début de semaine, l’U.S. Supreme Court a validé les poursuites contre Apple, sur la question d’un éventuel monopole exercé par l’App Store. Rappelons qu’il s’agissait de se prononcer sur l’opportunité juridique de l’action et non de trancher la question de fond (la situation monopolistique). Dans cette situation, Morgan Stanley a essayé d’estimer les possibles conséquences pour Apple, notamment sur la valeur de l’action.Ainsi, la Banque d’investissement indique qu’à court terme, il n’y aurait « aucun changement fondamental dans la façon dont Apple exploite l’App Store, ni aucun impact sur les profits et les pertes ». Une reconnaissance pourrait entraîner des actions de consommateurs et de développeurs, mais aussi exposer la firme à d’autres poursuites, comme celle de Spotify –notamment en Europe , où la Commission se veut particulièrement vigilante.

En sachant que la décision ne sera pas connue avant plusieurs années, les spéculations sont nombreuses. Les meilleures d’entre elles visent la non-recevabilité des poursuites antitrust ou la validation des arguments d’Apple (et le statu quo). À l’opposé, le pire serait bien évidemment la condamnation entraînant des dommages-intérêts conséquents dont le montant pourrait être estimé en fonction du préjudice subi ou potentiel.

De plus, cette dernière hypothèse « impliquerait qu’Apple modifie le modèle économique de l’App Store, soit en abaissant le prélèvement de 30%, soit en ouvrant la plateforme iOS pour inclure d’autres magasins d’applications concurrents ».

Au delà, une telle décision pourrait avoir des répercussions dans ce secteur, notamment pour Google et le Google Play Store, qui serait susceptible de se retrouver dans la même situation. Pour autant, il n’est pas sûr que les consommateurs sortent gagnants de cette situation, comme les dévs.

Source