“La Nasa autorisera jusqu’à deux missions courtes d’astronautes privés par an”, a précisé une responsable de l’agence.

L’espace s’ouvre un peu plus aux touristes. La Nasa a annoncé, vendredi 7 juin, qu’elle autoriserait dès l’an prochain des voyageurs privés et des entreprises à utiliser, contre paiement, la Station spatiale internationale (ISS). L’agence américaine cherche à se désengager financièrement de ce programme spatial. 

“La Nasa ouvre la Station spatiale internationale aux opportunités commerciales”, a annoncé Jeff DeWitt, le directeur financier de l’agence, à New York. “La Nasa autorisera jusqu’à deux missions courtes d’astronautes privés par an”, a précisé Robyn Gatens, une responsable de la Nasa gérant l’ISS. Les séjours pourront durer 30 jours maximum. Potentiellement, jusqu’à une douzaine d’astronautes privés pourraient ainsi séjourner à bord de l’ISS par an.

Ces “astronautes privés” seront transportés exclusivement par les deux sociétés qui développent en ce moment des véhicules pour la Nasa : SpaceX, avec la capsule Crew Dragon, et Boeing, qui construit la capsule Starliner. Ces sociétés choisiront les clients et leur factureront le voyage, la partie la plus coûteuse de l’aventure : de l’ordre de 58 millions de dollars par aller-retour, qui est le tarif moyen qui sera facturé à la Nasa pour transporter ses astronautes.

Mais les touristes paieront la Nasa pour le séjour en orbite, la nourriture, l’eau et tout le système de support de la vie à bord. “Cela coûtera environ 35 000 dollars par nuit, par astronaute”, a dit Jeff DeWit. Ces touristes de l’espace ne seront pas les premiers : l’homme d’affaires américain Dennis Tito fut le premier, en 2001. Il avait payé la Russie environ 20 millions de dollars à l’époque.

L’ISS n’appartient pas à la Nasa : la station a été construite avec la Russie depuis 1998, et d’autres nations participent et envoient des astronautes. Mais les Etats-Unis détiennent et contrôlent la majorité des modules.