La NASA a échoué a sauvé la Terre d’un astéroïde… dans sa dernière simulation

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Tous les deux ans, les plus grandes agences spatiales se regroupent pour mener de grandes simulations de collision imminente avec un astéroïde ou autre objet céleste fonçant droit vers nous. Après avoir réussi, pour la première fois, a sauvé Tokyo de l’apocalypse, les chercheurs étaient réunis pour la bisannuelle « conférence de défense planétaire ». En 2019, la dernière simulation en date réalisée par la NASA avait eu raison de New York et les astronomes avaient été complètement dépassés par les événements.

Un nouvel exercice de ce type a donc eu lieu il y a quelques jours, l’occasion pour les chercheurs du monde entier de travailler à nouveau leur protocole afin d’éviter la fin du monde. Une grande répétition générale qui est prise très au sérieux par la NASA et l’ÉSA (les agences spatiales américaines et européennes) qui redoutent l’arrivée d’un astéroïde sur notre orbite.

Si la question d’une collision avec un astéroïde a souvent fait l’objet de point d’intrigue dans des films de science-fiction, la réalité pourrait bien rattraper Hollywood dans les prochaines années. Car si le sujet n’a pas réellement été pris au sérieux par la communauté scientifique pendant des décennies, les récents évènements survenus en Russie en 2013 ou en juillet dernier ont considérablement sensibilisé la communauté scientifique sur le sujet. Si le risque d’une collision frontale est minime, il n’est pas nul, et les astronomes sont donc à la recherche d’une solution pour contrer le destin des astres.

La surveillance des astéroïdes au centre des débats

Cette année, c’est l’astéroïde 2021 PDC qui a été mis à l’honneur dans la simulation. Grand de 700 mètres de diamètre, l’astéroïde menaçait pas moins de 6 millions de vies dans sa course folle qui devait se terminer à la frontière entre République tchèque, Allemagne et Autriche. Si tous les protocoles sont alors lancés pour éviter l’astéroïde, rien ne sera assez efficace pour éviter la fin funeste prévue par la simulation. Les efforts des chercheurs resteront vains et l’astéroïde viendra bien détruire une partie de l’Europe le 20 octobre 2021, six mois seulement après le « jour 1″ de la simulation.

Au-delà de l’échec, cet exercice grandeur nature a démontré notre incapacité à réagir dans ce genre de situation. Si le bilan peut paraître mauvais pour les astronomes ces derniers pointent tous le même responsable : le temps.

Selon les conclusions de la simulation, c’est cette variable qui est à l’origine de l’échec de la mission. Les chercheurs de plusieurs agences spatiales ont ainsi reconnu qu’avec « seulement » six mois entre la découverte de l’objet et le contact avec la Terre aucun protocole ne pouvait être assez réactif pour éviter le drame.

L’observation et la surveillance des astéroïdes sont ainsi des conditions sine qua none pour nous préserver d’un apocalypse céleste. Aujourd’hui plusieurs organismes sont déjà à l’œuvre au quotidien pour surveiller et calculer les menaces potentielles, que ce soit pour un astéroïde vers la Terre, mais aussi pour des collisions avec des satellites présents en orbite autour de notre planète. Malgré cela, certains objets passent au plus près de notre planète en inconnu. Ce fut le cas en juillet dernier quand un astéroïde nous a « frôlé » en passant au travers de nos systèmes de sécurité.

Dévier les astéroïdes plutôt que de les détruire ?

Si les astéroïdes sont de plus en plus observés, il reste une deuxième étape pour éviter l’apocalypse : réussir à dévier et/ou détruire l’astéroïde. À ce sujet la NASA a d’ailleurs prévu de lancer le vaisseau DART (double Asteroid Redirection Test) pour déplacer l’orbite d’un astéroïde (Dimorphos) dans les prochains mois. Cette stratégie de « déportation » ou « désorbitation » est aujourd’hui la solution privilégiée par les scientifiques pour éviter les collisions entre les météores et notre planète.

Si en 2017, lors de la seule réussite de la simulation, une frappe nucléaire spatiale avait réussi à sauver les 13 millions d’habitants de Tokyo, cette stratégie est de moins en moins envisagée aujourd’hui, car très difficile politiquement à mettre en place. De plus, les risques « d’impacts secondaires » font de cette option une solution de dernière chance.

Si le risque de contact avec un astéroïde est minime, ce dernier est bien réel et les solutions pour éviter le drame semblent pour le moment ne pas être au point. Heureusement pour nous, la NASA ne prévoit pas de risque de collision majeur avant le siècle prochain. Le temps pour les astronomes de retravailler leurs stratégies pour sauver le monde.

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