Dans l’affaire de la perquisition houleuse de La France insoumise, on avait beaucoup entendu Jean-Luc Mélenchon et ses soutiens. Devant le tribunal, le capitaine de Gendarmerie qui lui avait tenu tête a pu faire entendre son trouble.

En ce mois d’octobre 2018, la perquisition au siège de La France Insoumise avait tourné au vinaigre. Filmée par l’émission “Quotidien”, l’opération de police judiciaire s’était soldée par des bousculades et  des face-à-face tendus. La justice enquêtait alors sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et sur les conditions d’emploi d’assistants d’eurodéputés de la France insoumise.

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Lors du procès, ce jeudi 19 et vendredi 20 septembre, l’avocat de ce capitaine de Gendarmerie, Me David Lepidi, a pu enfin faire entendre la voix de l’officier. Ce dernier, explique son conseil, a été “profondément choqué par la médiatisation de son image”. Certes, le gendarme est à son avantage, son flegme a notamment été salué par la direction générale. Mais il n’en a pas moins vu son visage tourner en boucle sur les réseaux sociaux.

Fourches caudines

Ce lundi 23 septembre, les chiffres disponibles sur Youtube laissent songeurs. Une vidéo d’Euronews totalise 621.000 vues. Quand à celle de l’émission Quotidien, diffusée il y a une semaine, elle a rassemblé une audience de près de 438.000 internautes. “Mon client est passé sous les fourches caudines des réseaux sociaux”, résume Me David Lepidi. Le conseil a demandé en réparation 10.000 euros de dommages et intérêts.

Outre le gendarme, affecté à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), seize magistrats et policiers se sont constitués partie civile lors de ce procès. La justice reproche à Jean-Luc Mélenchon, ainsi qu’à cinq autres prévenus, des actes d’intimidation envers l’autorité, provocation et rébellion. Décision du tribunal correctionnel de Bobigny le 9 décembre prochain.

GT.