La majorité des sauvegardes échouent… il est urgent de protéger les données

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La majorité des sauvegardes échouent... il est urgent de protéger les données

Qu’est-ce qui ne va pas dans le monde de la sauvegarde et de la restauration ? Selon l’étude “Veeam Data Protection Report 2021”, six sauvegardes sur dix (58 %) seraient en échec ! Ce chiffre alarmant n’est pas forcément une surprise pour les observateurs attentifs de ce domaine.

Les sauvegardes et les restaurations ont toujours été des opérations sensibles, non pas dans la technique, car les solutions sont matures, mais dans les résultats obtenus, car elles sont soumises à de multiples erreurs ou débordements côté sauvegarde, tout comme à des manques d’adaptations aux SLA exigés côté restauration. Quant au résultat de cette dérive, il est sans appel : ces échecs laissent les données sans protection.

Pour comprendre la problématique, il faut d’abord rappeler qu’encore aujourd’hui, dans beaucoup d’entreprises, la sauvegarde est considérée par les équipes informatiques comme une nécessité, certes, mais imposée et fastidieuse. Donc si elle se pratique, ce n’est pas toujours avec le sérieux nécessaire. Et surtout, elle ne suit ni l’éclatement du périmètre du SI, ni les évolutions technologiques qui devraient permettre de supporter l’explosion des données comme des formats.

De même, la sauvegarde du legacy n’est pas la sauvegarde du cloud, encore moins du multicloud, même si la démarche devrait être commune. Et n’oublions pas qu’avec la pandémie et le télétravail, les menaces explosent, tant en volume qu’en sophistication, sur fond d’incertitude économique et de réduction des coûts, ce qui n’arrange rien…

Les auteurs de l’étude ont une approche élégante de cette problématique : ils l’expliquent par un décalage entre le rythme des exigences de la transformation numérique de l’entreprise et les capacités de protection des données. Autrement dit, les entreprises sont freinées par leur informatique vieillissante et des capacités obsolètes de protection des données, auxquelles s’ajoutent le temps et les dépenses consacrées aux problèmes plus urgents causés par la Covid-19.

C’est quelque part rassurant, puisqu’il suffit de s’atteler au problème et de mettre les moyens sur la table pour rattraper le décalage. Sauf que dans l’état, la technique montre des faiblesses – 95 % des entreprises ont subi une panne impromptue au cours des 12 derniers mois, qui a touché un serveur sur quatre. Le résultat est que 14 % des données ne sont pas sauvegardées du tout, et 58 % des restaurations échouent. Pour résumer simplement, l’étude affirme que cette situation laisse les données des entreprises sans protection et ne permet pas de les récupérer en cas de cyberattaque.

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Contourner par le cloud, cibler la résilience, et réduire les coûts

De nombreuses entreprises affirment que la pandémie a accéléré leur transformation numérique. C’est vrai en particulier dans le domaine de la digital workplace, le poste de travail numérique, ainsi que dans l’accélération de l’adoption du cloud. Cela ne doit pas cacher que la pandémie a également eu des effets négatifs, dont le ralentissement ou la suspension des projets informatiques, pour 30 % des entreprises. Les responsables informatiques vont devoir remettre les projets sur les rails, dans des conditions pas toujours favorables car la pression sur les coûts est toujours présente, voire s’amplifie.

Fort heureusement, la prise de conscience du management sur les cybermenaces qui pèsent sur les entreprises s’accélère également. Et les budgets sécurité suivent. Le cabinet Gartner estime que pour 2021, les dépenses mondiales en technologies et services de sécurité informatique et de gestion des risques devraient augmenter de 12,4 %, soit près de deux fois le rythme de progression affiché en 2020.

Pour supporter ce rythme, les entreprises adoptent massivement l’informatique hybride, qui associe les environnements physiques, virtuels et cloud. La réduction du nombre de leurs serveurs physiques est progressive mais continue, au profit des infrastructures virtualisées et de l’adoption de stratégies “cloud first”. Ainsi, d’ici 2023, la moitié des workloads de production seront hébergés dans le cloud, ce qui va contraindre les entreprises à repenser leur stratégie de protection des données. Dans le domaine qui nous intéresse, le principal gagnant sera la sauvegarde dans le cloud, gérée par des prestataires.

De 29 % d’utilisateurs en 2020, elle devrait passer à 46 % en 2023. Autre support de cette évolution, la fiabilité des solutions de sauvegarde. Pour cela, trois entreprises sur dix (31 %) annoncent qu’elles envisagent de changer de solution de sauvegarde primaire. Au profit en particulier de solutions plus économiques afin de réduire le TCO et d’augmenter le ROI.

Nous retiendrons également de l’étude qu’à l’échéance 2023, 46 % des entreprises à travers le monde noueront un partenariat avec un prestataire BaaS (Backup as a Service), et 51 % prévoient d’adopter une solution DRaaS (Disaster Recovery as a Service). La sauvegarde et la restauration (PRA/PCA) font leur mutation et le cloud (DRaaS) s’y fait une place de premier plan.

L’étude “Veeam Data Protection Report 2021” a été réalisée auprès de plus de 3000 décideurs informatiques au sein d’entreprises mondiales.

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