La justice britannique refuse l’extradition de Julian Assange

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La justice britannique refuse l’extradition de Julian Assange

La juge Vanessa Baraitser a retenu ce matin les arguments concernant la santé mentale de Julian Assange pour refuser la demande d’extradition du citoyen australien par les États Unis. La justice britannique estime qu’une extradition poserait un risque pour Julian Assange, qui serait susceptible de se suicider en cas de transfert vers une prison américaine.

Pour la juge, l’extradition d’Assange aux États Unis l’exposerait en effet à des mesures spéciales d’incarcération, qui feraient peser sur lui un risque de suicide. Selon le jugement publié sur le site du ministère britannique de la justice, Julian Assange souffre de plusieurs pathologies mentales, allant de la dépression au syndrome post traumatique. Plusieurs témoins invoqués par la défense ont estimé que le risque de suicide était « substantiel ». Ce sont ces arguments qui ont finalement été retenus par la juge pour motiver sa décision.

Les États Unis disposent encore de 14 jours pour faire appel de la décision britannique et comme le rapporte la BBC, les autorités américaines ont indiqué leur intention de faire appel. Selon Associated Press, les avocats d’Assange souhaitent de leur coté demander la libération d’Assange, détenu dans une prison britannique depuis plus d’un an et demi.

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Le feuilleton continue

Julian Assange est visé par une procédure aux États Unis, notamment pour avoir diffusé en 2010 des câbles diplomatiques confidentiels au travers du site web Wikileaks. Il est également accusé d’avoir tenté de pirater ou d’avoir incité au piratage de base de données confidentielles de l’armée américaine concernant les conflits en Afghanistan et en Irak. Il est visé par 18 chefs d’accusation aux États unis et risque au total 175 années de prison si les tribunaux américains le reconnaissent coupable des accusations émises contre lui.

Ce jugement fait suite à cinq semaines d’audience ayant eu lieu en février et en septembre. Il avait été arrêté en 2019, après avoir passé plus de sept ans dans l’ambassade équatorienne de Londres, où il bénéficiait de l’immunité diplomatique. L’Équateur avait décidé de lui retirer son immunité diplomatique en 2019, le gouvernement du pays ayant estimé que Julian Assange avait « violé à plusieurs reprises les conventions internationales et le protocole de cohabitation »

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