La grève générale ajoute à la confusion en Algérie Le convoi d’Abdelaziz Bouteflika arrive sur le tarmac de l’aéroport Cointrin, dimanche, à Genève, où le président algérien était hospitalisé. DENIS BALIBOUSE/REUTERS

Abdelaziz Bouteflika est revenu, dimanche, dans son pays, où les rumeurs font état d’un report de la présidentielle.

Suivi à la trace depuis que le cortège présidentiel de Mercedes a quitté l’hôpital de Genève, le président Bouteflika est rentré dimanche en fin d’après-midi en Algérie, dans un contexte de confusion totale. Deux jours après d’imposantes manifestations de plusieurs centaines de milliers de personnes contre un cinquième mandat, le pays a commencé la semaine (qui débute le dimanche) avec une grève générale décidée par des appels anonymes sur les réseaux sociaux au nom de la «désobéissance civile». «On nous a contactés ce matin pour nous apprendre que l’école serait fermée, sans autres précisions», témoigne Amina, mère de deux enfants scolarisés dans un établissement privé dans la capitale, où la circulation est restée inhabituellement fluide pour un début de semaine.

«La panique a commencé dans certaines villes où la population s’est ravitaillée en prenant d’assaut les supérettes.»

Noureddine Benissad, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme

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Et pour cause, plusieurs transporteurs privés et publics ont préféré laisser les bus à l’arrêt. De nombreux …