Avec ses récentes annonces, Facebook envisage de combiner les différentes messageries de ses apps Messenger, WhatsApp et Instagram. Pour lui, cette démarche permettrait d’améliorer la confidentialité des plateformes et non l’amoindrir -ce que la Commission Européen entend bien vérifier.Pour certains, cette « fusion » pourrait également concurrencer les iMessages d’Apple. Selon Slate, le constat est évident. Tous les clients d’Apple n’ont pas forcément les trois comptes de messageries mais tous ont un iPhone. En pratique, iMessage est donc le moyen le plus « naturel » pour eux de communiquer. Aussi, stratégiquement, le nouveau système de Facebook doit nécessairement être un concurrent d’iMessage.

Pour cela Facebook devra prendre en compte d’autres paramètres, comme l’interface de l’app (avec l’ajout des mémojis et des effets sur les derniers iPhone / iOS), l’écosystème unique d’Apple, le chiffrement de bout en bout, la politique de confidentialité des données voire l’image de marque. On pourrait également citer l’absence de scandales, de type Cambridge Analytica au passif de la firme californienne. Il avait certes été question de puces espions sur les serveurs chinois, mais la réalité de cette accusation portée par Bloomberg n’a jamais été confirmée à ce jour.

Enfin, un autre atout joue en faveur d’iMessage : sa popularité notamment aux États-Unis où des plateformes comme WeChat et WhatsApp ne les ont jamais supplantés. Mark Zuckerberg en est bien conscient puisqu’il a cité sa volonté de transformer son système à l’image des iMessages.

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