La France hausse d’un cran sa mobilisation face à l’épidémie de Covid-19 – Le Monde

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Trente-quatre Français rapatriés de Wuhan (Chine) arrivent en bus pour être mis en quarantaine à Branville (Calvados), le 21 février.

Si ce n’est pas encore officiellement une pandémie, cela commence à y ressembler beaucoup. Avec les développements de l’épidémie de Covid-19, qui font apparaître des chaînes de transmissions actives en Corée du Sud, en Iran et à présent en Italie, plus aucun pays ne peut se croire à l’abri du virus SARS-CoV-2.

Le ministre français de la santé, Olivier Véran, a ainsi évoqué, dimanche 23 février en début de soirée, de nouvelles mesures montrant que face à « une situation très évolutive », la France se préparait à une épidémie et était plus mobilisée que jamais.

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« Pour accueillir les éventuels malades nous disposions jusqu’à présent de trente-huit établissements de santé, essentiellement les CHU. J’ai décidé, en accord avec le premier ministre, que 70 établissements siège d’un SAMU seront activés dès demain [lundi] pour augmenter nos capacités de réponse si c’était nécessaire », a déclaré le ministre, lors d’un point presse au sortir d’une réunion autour d’Edouard Philippe à Matignon destinée à faire le point sur la Covid-19.

Autour du chef du gouvernement, étaient présents Olivier Véran, la ministre des armées Florence Parly, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner, la secrétaire d’Etat auprès du premier ministre et porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye et le secrétaire d’Etat chargé des transports Jean-Baptiste Djebbari.

Agir « vite » et « fort »

Le ministre de la santé a fait part de son souhait d’accroître les capacités en matière de tests diagnostiques « pour atteindre une capacité de plusieurs milliers d’analyses par jour et sur tout le territoire, contre 400 aujourd’hui » et en équipements de protection individuelle, notamment en commandant « en quantité » des masques de protection.

« Nous agissons vite, nous agissons fort pour faire face à la menace épidémique (…) et nous prenons toutes les mesures qui sont nécessaires pour assurer la sécurité des Français », a affirmé Olivier Véran. Il a précisé s’être entretenu avec ses homologues italien et allemand. « Nous avons convenu d’un prochain entretien réunissant plusieurs ministres de la santé de l’Union européenne probablement la semaine prochaine pour aborder ensemble comment faire face au risque épidémique », a indiqué le ministre.

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Interrogé dans le journal de 20 heures de France 2 sur les développements de l’épidémie en Italie, Olivier Véran a souligné qu’une fermeture de la frontière avec ce pays voisin « n’aurait pas de sens ». Pour le ministre, « ça n’aurait pas de sens parce qu’un virus ne s’arrête pas aux frontières », avant d’apporter une nuance sur la situation : « Il n’y a pas à proprement parler d’épidémie en Italie », puisque les autorités ont au contraire pris des mesures, notamment de confinement, « pour éviter qu’il y ait une épidémie ».

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