La cryptomonnaie peut aider au fonctionnement d’un Etat, la preuve

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La Blockchain et la cryptomonnaie Cardano, qui concurrence Ethereum dans les échanges et la création de projets décentralisés, va contribuer au développement digital d’un État. L’Éthiopie vient de confirmer qu’un accord avait été passé entre son gouvernement et la société IOHK.

Créé en 2015, IOHK s’est investi dans la cryptographie et a lancé sa propre Blockchain connue de son jeton numérique « Cardano ». Alors que Bitcoin et Ethereum ont vu leur cours respectif exploser et les institutionnels s’y intéresser, Cardano comme d’autres altcoins et blockchain comme Stellar cherchent à attirer les acteurs publics en plus d’une adoption industrielle.

En Éthiopie, ce nouveau contrat signé marquera une application symbolique. Le gouvernement compte s’appuyer sur Cardano pour son plan de digitalisation, « un vaste chantier dans lequel le gouvernement s’est engagé » commentait nos confrères et consoeurs de Digital Business Africa. À l’horizon 2025, le pays compte transformer plusieurs secteurs dont l’éducation, la santé, les transports ou encore l’agriculture.

Dans un communiqué, IOHK déclarait : « Nous avons réalisé depuis longtemps que les pays en développement pourraient particulièrement bénéficier de la technologie blockchain, grâce à l’absence de systèmes numériques intégrés et établis, mais également parce que les blockchains sont moins coûteuses que des infrastructures plus lourdes. »

L’Éthiopie est suivie de près par le Kenya, le Nigeria et l’Afrique du Sud, qui ont également fait part de leur intention d’adopter la blockchain pour mener à bien leurs projets de digitalisation. Mais l’Éthiopie se présente peut-être comme le plus gros défi digital des quatre, avec seulement 15 % de la population avec un accès à Internet, une prédominance rurale ainsi qu’une occupation rebelle dans le nord du pays (région du Tigray).

Cardano pour 5 millions d’élèves

Sur le volet éducatif, pas moins de 3 500 écoles, 5 millions d’élèves et 750 000 enseignants sont concernés et pourraient bientôt utiliser des services développés sur Cardano. « Faire de la blockchain avec IOHK est comme un rêve devenu réalité », commentait le ministre éthiopien de l’Éducation, Getahun Mekuria.

L’infrastructure en devenir permettra de créer un réseau national d’identité permettant de suivre la progression de chaque élève. Ces sessions pourront être reliées à des outils accessibles sur tablettes numériques. Le gouvernement table sur un investissement permettant d’équiper les 3 500 écoles concernées avec un réseau internet de qualité.

Toutefois, le gouvernement n’a pas tenu à préciser le montant de l’investissement ni de celui du contrat spécifique avec IOHK. Pour contrecarrer l’inégale détention de smartphones et d’ordinateurs par les étudiants, des cartes à puce NFC devraient être déployées, pour permettre à tous de pouvoir montrer leur dossier comprenant notamment leur diplôme dématérialisé.

« J’ai étudié à Oxford et j’ai été intrigué par le fait qu’il n’y avait pas d’étudiants éthiopiens. Quand j’ai posé des questions à ce sujet, on m’a dit que [l’université] ne reconnaissait pas leurs titres. Ils n’ont pas suffisamment d’informations sur ce qui se passe dans les universités éthiopiennes » a déclaré John O’Connor, directeur des opérations africaines d’IOHK.

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