La CDU d'AKK fixe ses limites aux projets européens de Macron La présidente de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer (ici, lors de la convention du parti, le 12 décembre à Hambourg) met au défi la France d’aller plus loin en matière de défense commune. Markus Schreiber/AP

VIDÉO – La présidente de la CDU, proche de Merkel, a répondu à la lettre aux Européens du chef de l’État français.

La réponse est arrivée tardivement. Dimanche, dans une tribune publiée par Die Welt, la présidente de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, s’exprime sur les questions «urgentes» soulevées la semaine dernière par Emmanuel Macron dans sa lettre aux Européens. Le gouvernement d’Angela Merkel avait mollement accusé réception. Parce que celle que l’on surnomme AKK est une proche de la chancelière et parce qu’elle a de fortes de chances de lui succéder, son texte «Faisons l’Europe comme il faut» ressemble à une prise de position de Berlin.

«Notre Europe doit être plus forte.»

Annegret Kramp-Karrenbauer

«Notre Europe doit être plus forte», affirme d’emblée AKK. Comme la chef de l’État, la chrétienne-démocrate refuse le «statu quo» sur le continent à deux mois des élections européennes. Mais ensuite, elle marque ses différences: le message vaut autant pour Paris que pour l’électorat allemand, fondamentalement pro-européen, mais frileux envers tout ce qui pourrait conduire l’Allemagne à payer pour les mauvais élèves de l’Union. «Le centralisme européen, l’étatisme …