Joe Biden est élu président des Etats-Unis, mais la transition s’annonce tumultueuse – Le Monde

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Les partisans de Trump prient avec un contre-manifestant après l’annonce du résultat de l’élection présidentielle en faveur de Joe Biden devant le Capitole de l’Etat à Lansing, au Michigan, le samedi 7 novembre.

Au quatrième jour, Joe Biden est devenu le président élu des Etats-Unis. A onze heures vingt-cinq, samedi 7 novembre, l’agence de presse Associated Press lui a attribué la Pennsylvanie et ses vingt grands électeurs. Une minute plus tard, la même agence en concluait qu’il devenait le président élu, le quarante-sixième. Quarante-sept ans après avoir été l’un des plus jeunes élus au Sénat, il s’apprêtait à devenir le président le plus âgé à entrer à la Maison Blanche, secondé par la première femme à occuper la fonction de vice-présidente, Kamala Harris.

Joe Biden s’est rapidement adressé à ses concitoyens, par le biais de son compte Twitter pour leur dire combien il se sentait « honoré que vous m’ayez choisi pour diriger ce grand pays ». « Le travail qui nous attend sera difficile, mais je vous fais une promesse : je serai le président de tous les Américains, que vous ayez voté ou non pour moi. Je conserverai la foi que vous avez placée en moi », a-t-il assuré comme il n’avait cessé de le promettre pendant la campagne. Sa colistière, la vice-présidente élue a partagé pour sa part sur son compte une vidéo composé de portraits de dizaines de citoyens américains.

Les célébrations commencent dans la maison ancestrale de Joe Biden, à Ballina, en Irlande, le samedi 7 novembre 2020.

La Pennsylvanie a été la troisième brique, avec le Wisconsin et le Michigan, du « mur bleu » que Donald Trump avait renversé il y a trois ans, mais que Joe Biden a reconstitué pour lui barrer la voie vers un second mandat. Fort de plus de 270 grands électeurs, le seuil requis au sein du collège électoral qui élit le président, le démocrate n’était désormais plus tributaire de son avance en Arizona comme dans le Nevada, ni de la courte avance en Géorgie où un nouveau décompte, automatique, a été annoncé par les autorités de l’Etat.

Au soir du scrutin, le 3 novembre, comme au cours des deux jours suivants, Joe Biden avait tout fait pour projeter une image de force tranquille. Affichant la sérénité des vieilles troupes, il avait invité ses concitoyens au « calme » et à la « patience », les louant pour une mobilisation historique dont a également bénéficié son adversaire. Lorsque tous les votes auront été pris en compte, Donald Trump obtiendra le nombre le plus élevé de voix jamais rassemblé par un républicain. Mais il sera une nouvelle fois nettement battu au niveau symbolique du vote populaire.

Vers une sourde bataille

Le président américain Donald Trump sur la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington, DC, le 7 novembre.

En 2016, la démocrate Hillary Clinton, donnée favorite avant le scrutin, n’avait eu besoin que de quelques heures pour admettre sa défaite. Elle avait sacrifié au rituel de l’appel téléphonique au vainqueur qui lui promettait la prison pendant la campagne. Elle n’avait pas contesté par la suite les résultats, pas même dans le Michigan où elle n’avait été distancée que de dix mille voix, et elle avait assisté à la prestation de serment du président élu, le 20 janvier 2017, en sa qualité d’ancienne First Lady.

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