Jean-Michel Blanquer : « Les avantages à laisser les écoles ouvertes sont largement supérieurs aux inconvénients » – Le Monde

Spread the love
  • Yum
Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, le 8 mars à Paris.

Un an après le début de la crise sanitaire, le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, dévoile, mardi 9 mars, les résultats d’une deuxième série d’évaluations passée par les 800 000 élèves de CP en janvier. Des résultats « en net progrès » en français comme en mathématiques qui justifient, selon lui, la stratégie qu’il défend depuis que le Covid-19 circule sur le territoire national : celle du maintien des écoles ouvertes. Y compris à l’heure des variants. L’actualité scolaire ne se réduit pas au volet sanitaire : le ministre de l’éducation revient sur les polémiques qui rythment la vie des enseignants, des atteintes à la laïcité au débat sur l’« islamo-gauchisme » en passant par la réforme, à Paris, de l’affectation en lycée.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Mixité sociale : petite révolution à Paris dans l’affectation en lycée

Cela fait presque un an, jour pour jour, que la France a basculé dans la crise sanitaire. Depuis la fin du premier confinement, vous défendez le maintien des écoles ouvertes. Est-ce un dogme, à l’heure des variants ?

Le maintien des écoles ouvertes est un objectif humain fondamental ! L’école n’est pas une variable d’ajustement mais un enjeu vital pour tous les enfants. En avoir été privé nous a rappelé son caractère précieux. Les avantages à laisser les écoles ouvertes sont largement supérieurs aux inconvénients.

Nous savons cependant qu’un mois de mars difficile nous attend. Depuis lundi, tous les enfants de France sont de nouveau en classe. Or, la courbe des contaminations a tendance à augmenter dans les jours qui suivent le retour des vacances ; ces prochaines semaines, davantage de classes risquent de fermer. Mais ces fermetures ont toujours été et restent encore très minoritaires – de l’ordre de 0,2 %.

Sur le plan strictement scolaire, mesure-t-on les effets du confinement ?

Les dispositifs d’évaluation mis en place depuis 2017 nous ont été pour cela très précieux. Ainsi, pour nos 800 000 élèves de CP, les tests qu’ils ont passés, en septembre, montraient une régression inévitable du fait du confinement. Ces mêmes écoliers ont de nouveau été évalués en janvier, et leurs résultats sont en net progrès. En mathématiques comme en français, le retour à l’école a, globalement, permis d’effacer le recul lié à la période du confinement.

Ce constat vaut-il aussi pour les élèves défavorisés ?

Le rattrapage n’est pas aussi homogène qu’on le voudrait, notamment pour les élèves relevant de l’éducation prioritaire renforcée [REP +]. Les progrès de ces derniers, en français comme en mathématiques, sont moins importants que ceux de tous les autres élèves. Les écarts de réussite en français ont même pu s’accentuer – ce qui n’est pas le cas en mathématiques. Cela ne veut pas dire que ces écoliers ont régressé : c’est l’amélioration de la réussite de tous les autres qui a creusé l’écart.

Il vous reste 79.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Leave a Reply

%d bloggers like this: