« Islamo-gauchisme » : Frédérique Vidal s’explique mais persiste – 20 Minutes

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La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, à Paris le 14 janvier 2021. — Jacques Witt/SIPA

La ministre de l’Enseignement supérieur joue à l’équilibriste. Frédérique Vidal cherche en effet à éteindre l’incendie sans pour autant revenir sur sa décision. Elle a ainsi indiqué dans un entretien au JDD souhaiter « qu’on relève le débat » alors qu’elle se trouve empêtrée dans une polémique après avoir demandé au CNRS une enquête sur « l’islamo-gauchisme » à l’université.

« Nous avons besoin d’un état des lieux sur ce qui se fait en recherche en France sur ces sujets », a indiqué la ministre, assurant vouloir une enquête « au sens sociologique du terme ».

Une tribune pour demander sa démission

Les déclarations de la ministre ont suscité de vives réactions dans le monde académique, au point que 600 universitaires ont réclamé samedi sa démission, dans une tribune publiée par le journal Le Monde. Récusant vouloir mettre en place une « police de la pensée », Frédérique Vidal y voit un « procès d’intention », assurant au contraire vouloir « déconstruire l’idée qu’il y aurait une pensée unique sur certains sujets et (…) protéger le pluralisme des idées à l’université ».

« Je suis universitaire. J’ai toujours défendu la liberté académique et les chercheurs », assure-t-elle. « Si les universitaires qui ne me connaissent pas ont pu se sentir froissés, ce n’était pas mon intention. Chacun doit pouvoir s’exprimer, c’est aussi dans le désaccord qu’on avance », a souligné la ministre.

Ce sujet n’est pas « la priorité » du gouvernement

« Les libertés académiques, la liberté de la recherche doivent être défendues à tout prix. Ce que je souhaite, c’est savoir si ces libertés ne sont pas entravées dans le travail des chercheurs et des enseignants-chercheurs », indique la ministre. Frédérique Vidal relève enfin que « ce sujet suscite beaucoup de réactions, mais ce n’est pas notre priorité aujourd’hui ». « La priorité, c’est la situation des étudiants et la pandémie ».

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