Depuis le lancement de son premier iPad Pro en 2015, Apple s’est fait fort de convertir créatifs, ingénieurs ou encore designers à la tablette. Ce mercredi 7 novembre sera lancée une nouvelle version de sa tablette haut de gamme. Un modèle que CNEWS a pu tester en avant-première.

Pour ses versions 2018, la firme à la pomme propose deux formats d’écrans. L’un d’une diagonale de 12,9 pouces (soit 32,7 cm) vendu à partir de 1.119 euros, l’autre en 11 pouces (27,9 cm) à partir de 899 euros.

Un exercice de design réussi autour d’un écran XXL

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© nicolas cailleaud/CNEWS

Depuis le lancement de la gamme iPad en 2010 (400 millions d’exemplaires vendus depuis), il s’agit du premier modèle qui propose une véritable rupture en matière de design. Mis côte à côte (photo ci-dessus), le modèle 11 pouces à gauche offre une surface d’affichage bien meilleure que le précédent iPad Pro de 10,5 pouces lancé en 2017.

Apple opte donc pour un écran bord à bord mieux exploité. Car même si les bordures sont encore plus marquées que sur un iPhone XS ou XR, la société de Cupertino exploite les contours de sa tablette pour inclure la technologie Face ID avec un minimum de place, de sorte que l’encoche emblématique des derniers iPhone disparaît. L’écran Liquid Retina de cette version 2018 semble également légèrement plus lumineuse que sur la version 2017, lorsqu’on les compare. Surtout, l’écran s’avère plus flatteur lorsque l’on visionne des vidéos ou pour exploiter certaines applications de dessin, qui impliquent par essence de travailler sur l’ensemble de sa surface.

Autre point intéressant en suivant ce design, l’iPad Pro de 12,9 pouces s’avère 25 % plus petit que le précédent. L’objet est donc ici bien plus simple à manipuler et donne l’impression d’avoir un dalle en verre et en aluminum entre les main.

Au delà de son écran, l’iPad Pro se distingue des précédents modèles de part sa coque dorsale et ses tranches entièrement plates et non plus légèrement arrondies. Un choix pratique puisque la tablette s’avère moins glissante, grâce à une meilleure préhension.

La fin du bouton Home, Face ID intelligemment intégré

Pour aller au bout de son exercice de design, Apple a choisi d’inclure sa caméra True Depth dans l’une des bordures et de retirer purement et simplement le fameux bouton Home, qui servait de capteur d’empreintes digitales. Un choix qui a pour effet de libérer de l’espace pour l’écran et d’éviter l’ajout d’une encoche qui aurait été plus contraignante pour les professionnels. A l’essai, Face ID, qui s’appuie sur la reconnaissance faciale, fonctionne de la même manière que sur les iPhone X et nous a paru identifier le propriétaire de l’iPad aussi rapidement que sur les mobiles.

Toutefois, les développeurs de cette tablette ont pris en compte les cas d’usage de ces modèles, puisque la technologie Face ID fonctionne aussi bien lorsque l’iPad est utilisé horizontalement que verticalement. Et si par mégarde, l’utilisateur cache la caméra avec ses doigts lorsqu’il prend en main l’iPad, l’écran lui indique par une petite flèche virtuelle qu’il doit retirer ceux-ci de la caméra.

Un son d’excellente qualité

Autre point notable, la partie audio de l’iPad Pro a été largement retravaillée. Si les précédents iPad Pro arboraient quatre hauts-parleurs sur leurs tranches, c’est le cas aussi pour les versions 2018 qui se voient adjoindre en outre un mini-woofer sur chacun d’eux. Et le résultat s’avère sincèrement impressionnant, compte-tenu de l’épaisseur (6 mm) de la tablette. L’acoustique offre un rendu avec plus de coffre, sans véritable perte dans les détails. La spatialisation du son étant agréable lorsqu’on s’installe pour regarder un film, par exemple.

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© Apple

Le choix intéressant de l’USB-C

Un détail n’échappera pas non plus aux habitués d’Apple : l’arrivée de l’USB-C. L’objet abandonne donc la fameuse prise lightning, si chère à la marque, pour se metttre au diapason de cette norme déjà bien ancrée dans l’univers des PC, mais aussi pour les MacBook. Celle-ci assure des taux de transferts de données ainsi qu’une recharge de la batterie plus rapides et offre surtout davantage de polyvalence à l’iPad. Celui-ci peut, par exemple, être relié à un écran tiers pour afficher un second écran (pratique pour les présentations).

Un choix qui, par contre, relègue aux oubliettes les produits compatibles avec la prise lightning, à l’instar du précédent Apple Pencil, qui devait s’appairer et se recharger par ce biais. Dommage.

Comme pour les iPhone, Apple a également fait le choix d’abandonner la prise mini-jack. Il faudra donc miser uniquement sur les casques et écouteurs Bluetooth ou sans fil pour écouter sa musique ou ses films. Un point que certains puristes déploreront, mais qui s’inscrire dans la logique développée par Apple et certains constructeurs depuis quelques années.

Enfin, Apple franchit également un nouveau pas dans sa gamme de tablettes, puisque l’iPad Pro peut contenir de 64 Go (une taille un peu juste à l’heure actuelle) à 1 To de données.

Côté photo, l’effet Bokeh arrive

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© nicolas cailleaud/CNEWS

L’équipement photo de l’iPad Pro n’a pas été particulièrement mise en avant par Apple, lors de sa keynote. Celui-ci s’avère moins brillant que sur les iPhone XS. Toutefois, un point important est à noter puisque l’arrivée de la caméra True Depth en façade et l’ajout de la puce neuronale, à son processeur A12X Bionic, autorise l’appareil à utiliser le mode portrait sous iOS 12. Ainsi, l’effet Bokeh (premettant un flou d’arrière-plan) est accessible pour la première fois sur une tablette. Pour le reste, l’appareil photo dorsal de 12 Mpixels à ouverture f:1.8 assure un rendu propre et classique, qui a déjà fait ses preuves.

Un Apple Pencil totalement repensé

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© nicolas cailleaud/CNEWS

Accessoire indissociable de l’iPad Pro pour les plus équipés, l’Apple Pencil s’offre un lifting appréciable. Vendu séparément (135 euros l’unité), cette 2e génération du crayon tactile s’offre en premier lieu un aimant qui lui permet d’être en permanence « attaché » à l’iPad. Une idée reprise des Surface Pro de Microsoft, mais qui fait sens pour les professionnels qui investiraient dedans. D’autant que cette attache aimantée s’offre une évolution intéressante puisque celle-ci profite de la recharge par induction. Elle est symbolisée dès que l’on aimante le Pencil à l’iPad, puisqu’une icône apparaît à l’écran pour indiquer le niveau de recharge du crayon.

L’objet inclut également une nouvelle gestuelle pour gagner du temps lors de son usage. En tenant le crayon, il suffit de tapoter deux fois rapidement avec son index sur sa tranche pour activer une seconde tâche à sa mine. En dessinant avec, il est par exemple possible de basculer en mode gomme grâce à ce geste. A noter que cette fonction est entièrement paramétrable selon les applications et les besoins de son utilisateur.

Point important, la zone de sensibilité tactile du crayon recouvre tout son pourtour prêt de la mine, ce qui n’implique pas de porter le Pencil d’une certaine manière. Sa texture et son design ont également été repensés. Ainsi, l’Apple Pencil 2 adopte une matière légèrement granulée, à la manière d’un crayon à dessin pour tenir mieux en main, par rapport à la surface entièrement lisse de son grand frère. En outre, son look n’est pas sans faire penser à celui d’un crayon à papier.

iPad Pro, Apple, le 7 novembre, 11 pouces à partir de 899 euros et 12,9 pouces à partir de 1.119 euros.

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