Six personnes, soupçonnées d’avoir forcé l’entrée du ministère de Benjamin Griveaux avec un chariot élévateur le 5 janvier dernier lors de l’acte VIII des “gilets jaunes” sont en garde à vue ce soir. Ce soir-là, le secrétaire d’État auprès du Premier ministre avait du être évacué de ses bureaux rue de Grenelle à Paris, après une tentative d’intrusion, avant de dénoncer une attaque inadmissible contre la République.

Ce soir on en sait plus sur le profil de ces manifestants. Selon nos informations, le conducteur du transpalette est un militant CGT du Nord. Fabrice D., 54 ans ans, employé d’une société de logistique près de Valenciennes milite à la CGT depuis plusieurs années.

Samedi 5 janvier, vêtu d’un gilet jaune, c’est lui qui prend le volant du petit chariot élévateur dérobé par les manifestants. C’est lui, selon une source policière, qui le projette sur la porte de l’hôtel particulier où travaille Benjamin Grivaux.

Son visage est apparu sur des photos, et ce sont des policiers du Nord qui l’auraient reconnu. Nous avons pu joindre un secrétaire départemental du syndicat, qui connait bien ce militant de base. Selon lui, il ne fait pas partie des “plus excité”.

Le site internet de la CGT-62 signale que le même homme été placé en garde à vue plusieurs heures au printemps dernier, après avoir éjecté Sébastien Chenu, le député Rassemblement national du Nord, d’une manifestation syndicale.

Ce soir Fabien D. est toujours en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire parisienne. Il risque jusqu’à 7 ans prison.

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