Selon les statuts du parti, c’est son vice-président, Jean Leonetti, qui est chargé d’assurer l’intérim. Avant un scrutin pour désigner le nouveau leader, dont la date reste à déterminer.

C’est le scénario que de nombreuses figures de la droite appelaient de leurs vœux au lendemain du très mauvais score (8,48%) des Républicains aux élections européennes : le président du parti, Laurent Wauquiez, a annoncé sa démission dimanche 2 juin, une semaine après le scrutin. Je ne veux pas être un obstacle, à aucun prix” à la reconstruction de la droite, a-t-il expliqué. A un an des municipales, le parti n’a donc plus de leader. Comment va s’organiser sa succession ? Franceinfo vous résume.

Un intérim qui devrait être assuré par Jean Leonetti

Les statuts des Républicains, qui fixent les règles internes du parti, ont prévu le cas de figure d’une démission du président. “En cas de vacance de la présidence”, c’est au vice-président délégué de LR d’assurer son remplacement “jusqu’à l’élection d’un nouveau président”.

En l’occurrence, ce rôle reviendra à Jean Leonetti. Agé de 70 ans, l’actuel maire d’Antibes (Alpes-Maritimes) a été ministre chargé des Affaires européennes (pendant moins d’un an, entre 2011 et 2012) et député des Alpes-Maritimes. A l’Assemblée, il s’est distingué comme un spécialiste des questions liées à la fin de vie, auteur et coauteur de lois sur la question.

Par ailleurs président du conseil national des Républicains, il a pris la vice-présidence du parti en juin 2018, en remplacement de Virginie Calmels, limogée après des critiques contre Laurent Wauquiez.

Une élection dans deux mois, en théorie

Jean Leonetti n’ayant pas vocation à rester président, le parti devra organiser des élections pour trouver un successeur à Laurent Wauquiez. Cette fois, c’est le règlement du parti qui fixe la marche à suivre. “L’élection du nouveau président a lieu (…) dans les cinquante jours au moins et soixante-cinq jours au plus après l’ouverture de la vacance”, explique ce document. Ce qui fixerait la date de cette élection entre le 22 juillet et le 6 août, en pleines vacances d’été. Les candidats, eux, devraient se faire connaître au moins 60 jours avant l’élection, donc dans les jours à venir.

Ce calendrier théorique sera-t-il respecté ? Le règlement permet en tout cas de s’en affranchir “en cas de force majeure constatée par la Haute autorité du mouvement”.

Un vote des militants, aux modalités à définir

Sans surprise, ce sont les militants Les Républicains qui seront appelés à voter pour élire leur nouveau président, contrairement, par exemple, à la primaire pour désigner le candidat à l’élection présidentielle, ouverte aux sympathisants. Le règlement explique qu’il faut convoquer un Congrès du parti pour organiser une élection, qui comporte forcément deux tours (s’il y a suffisamment de candidats).

En revanche, les modalités du vote sont flexibles : selon le règlement du parti, il peut avoir lieu dans le cadre d’une assemblée de militants au Congrès, dans des bureaux de vote qui seraient tenus par les fédérations de chaque département, ou même en ligne. C’est le bureau politique des Républicains qui tranche cette question, sur proposition de la Haute autorité.