Intel remporte un contrat d’envergure avec l’armée américaine

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Intel remporte un contrat d'envergure avec l'armée américaine

Joli coup pour Intel. Le fondeur américain a annoncé ce vendredi avoir remporté la seconde phase d’un appel d’offres qui va le conduire à assister l’armée américaine pour la fabrication de semi-conducteurs dédiés. Au terme de ce contrat, Intel aidera l’armée à développer des prototypes de puces en utilisant sa technologie de conditionnement des semi-conducteurs.

Cette technologie de conditionnement permet de combiner des morceaux de puces appelés “chiplets” provenant de différents fournisseurs en un seul boîtier, ce qui permet d’intégrer davantage de fonctionnalités dans un produit fini plus petit, tout en réduisant sa consommation d’énergie.

Pour rappel, Intel avait déjà remporté une partie de la première phase du contrat en 2019. Il s’agit d’une affaire capitale pour l’armée américaine, qui cherche à stimuler l’industrie américaine des semi-conducteurs face à la concurrence enragée des pays asiatiques, qui comptabilisent 75 % de la capacité mondiale de fabrication de puces, dont une grande partie en Corée du Sud ou à Taïwan, mais aussi chez les adversaires chinois ou nord-coréens.

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Favoriser les fondeurs américains

Si les concurrents d’Intel, TSMC et Samsung disposent de technologies de conditionnement similaires, seul Intel est capable de produire ces semi-conducteurs sur le sol américain, où le fondeur dispose d’usines pleinement opérationnelles dans l’Oregon ainsi qu’en Arizona. « Je pense que l’un des domaines dans lesquels nous pouvons avoir le plus d’impact sur la Chine au sens large est le redéveloppement de la microélectronique », explique Ellen Lord, principal acheteur d’armes du Pentagone, lors d’une audition se tenant ce jeudi devant la commission des services armés du Sénat américain.

Ce nouveau partenariat constitue pour les autorités américaines une nouvelle marque d’engagement face à la Chine. Washington cherche aujourd’hui à bloquer tout transfert de technologie vers le rival chinois. C’est pourquoi le fondeur chinois SMIC pourrait bien rejoindre Huawei et ZTE sur la liste noire des Etats-Unis.

Pour rappel, le gouvernement américain a déjà placé Huawei sur liste noire en mai 2019. Depuis, le chinois ne peut plus accéder aux services Google Mobile et ne peut plus héberger le Play Store sur ses téléphones. Depuis septembre dernier, de nouvelles sanctions empêchent le constructeur chinois de s’approvisionner en puces.

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