Intel discute avec TSMC et Samsung pour externaliser une partie de la production de puces

Spread the love
  • Yum

Si Intel a dominé le marché mondial des puces pendant des années, le constructeur américain perd des parts de marché. Cela s’explique, entre autres, par le fait qu’Apple a pris la décision de s’éloigner de ce partenaire de longue date afin de se pencher sur la conception de ses propres processeurs. En conséquence, la marque à la pomme a dévoilé ses premiers ordinateurs dotés des puces Apple Silicon avec l’arrivée de la puce M1 en novembre dernier. Avec cette dernière, elle pourrait économiser pas moins de 2,5 milliards de dollars… Soit un gros manque à gagner pour Intel.

On note aussi qu’Intel a été obligé de remettre à l’année 2022 la sortie de ses puces gravées en 7 nm. Le tout alors qu’il a éprouvé des difficultés de conception sur certains processeurs, dont le passage du 14 nm au 10nm. Dans ce contexte particulier, plusieurs actionnaires de l’entreprise considèrent que le groupe est en phase de stagnation technologique.

Le PDG d’Intel, Bob Swan a indiqué qu’il allait prendre la parole au sujet des projets du groupe lors de la présentation des résultats financiers trimestriels — dans une quinzaine de jours. Parmi les solutions, la société américaine songerait à sous-traiter une partie de la production de ses puces. Pour ce faire, elle discuterait actuellement avec TSMC et Samsung.

Bientôt un accord entre Intel et TSMC ?

Depuis des années, Intel est en charge de la conception et de la production de ses puces, ce qui n’est pas le cas d’autres acteurs comme AMD. C’est la production qui ferait du souci à la société, si bien que sous-traiter une partie de cette dernière pourrait permettre à l’entreprise de rattraper son retard.

En 2020, Bob Swan avait déjà évoqué le fait qu’Intel pourrait choisir une solution visant à externaliser une partie de sa production, mais il n’avait pas donné plus de détails à ce sujet. Toutefois, les discussions en cours sont encore à un stade préliminaire, rapporte des sources proches du dossier citées par l’agence Bloomberg.

Il n’est pas étonnant que TSMC soit concerné, sachant qu’il se positionne comme un poids lourd du secteur. L’entreprise prévoit également d’ouvrir une nouvelle usine cette année, son activité principale pourrait être dédiée à la production de puces pour Intel. Toutefois, ces nouveaux processeurs ne risquent pas de voir le jour avant 2023.

Si Intel et TSMC arrivaient à conclure un contrat, on peut déjà imaginer que ce dernier se chargera de graver des puces en 5nm voir en 4nm — ainsi qu’en 10 nm, une gravure qui n’a pas encore été généralisée en raison des fameux retards.

Leave a Reply

%d bloggers like this: