INFO FRANCEINFO. “300 jours de régime d’exception” : dix députés de la majorité écrivent à Jean Castex pour dé – franceinfo

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Ils pointent le fait que cet état d’urgence, plusieurs fois prolongé, permet, selon eux, “l’extension quasi-illimitée des prérogatives de la puissance publique et la réduction drastique des libertés fondamentales”.

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Radio France

Publié Mis à jour

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Vingt dirigeants du parti politique En commun, membres de La République en marche (LREM), ont écrit jeudi 18 février au Premier ministre Jean Castex un courrier que franceinfo s’est procuré. Ils dénoncent la persistance de l’état d’urgence sanitaire, évoquant “300 jours de régime d’exception”. Parmi ces 20 signataires on compte dix députés, dont Hugues Renson, député de Paris et vice-président de l’Assemblée nationale.

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Dans ce courrier, ces membres d’En commun évoquent chez les Français une “lassitude croissante face à une urgence qui n’en est plus une”. Selon eux, “un état d’exception ne saurait devenir la règle, sauf à dénaturer nos institutions et porter atteinte au bon fonctionnement de notre vie démocratique”. Ils pointent le fait que cet état d’urgence permet, selon eux, “l’extension quasi-illimitée des prérogatives de la puissance publique et la réduction drastique des libertés fondamentales”.

“La liberté doit demeurer, en toute circonstance, le principe et la restriction, l’exception”.

Des députés En commun

dans un courrier à Jean Castex

Ces membres de la majorité évoquent une contradiction entre le livre Révolution d’Emmanuel Macron, où, alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle, il souhaitait “sortir dès que possible de l’état d’urgence”, évoquant alors l’état d’urgence lié au terrorisme.

Les signataires proposent d’inscrire dans la Constitution le régime de l’état d’urgence. Une inscription qui permettrait, selon eux, des gardes-fous en matière de libertés publiques et d’encadrer le Conseil de défense sanitaire. 

Ils jugent ainsi utile de “définir et d’expliciter la composition, les missions, les prérogatives et le contrôle des instances de décision qui – comme le Conseil de défense – n’ont aujourd’hui pas d’existence institutionnelle ce qui alimente chez bon nombre de nos concitoyens l’idée d’une certaine forme d’opacité, voire de défiance”. Les signataires proposent en conclusion à Jean Castex de le “rencontrer” afin “d’échanger” sur leurs “propositions”.

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