C’est un petit miracle qui vaut bien un “cocorico”. Le coq reliquaire de la flèche de Notre-Dame de Paris, que l’on croyait fondu dans l’incendie de lundi, a été retrouvé mardi 16 avril, selon ministère de la Culture. 

Un peu plus tôt mardi, le président de la Fédération française du Bâtiment Jacques Chanut avait annoncé sur Twitter qu’un restaurateur avait “retrouvé dans les décombres le coq du haut de la flèche de #NotreDame”, avec à l’appui deux photos de cet homme tenant dans ses mains un coq de couleur verte. Son intuition était la bonne !”, ajoute Jacques Chanut.

“Le clergé a récupéré le coq”, a pour sa part ajouté le porte-parole du ministère. Selon une source au ministère de la Culture citée dans Le Parisien, le coq “est cabossé mais vraisemblablement restaurable. Comme, il est enfoncé, on n’a pas encore pu vérifier si les reliques s’y trouvent encore”.

La flèche de Notre-Dame “est tombée dans la nef mais, dans sa chute, le coq s’est détaché et est tombé du bon côté, sur un bas-côté, peut-être sur le chemin de ronde, en tout cas hors du foyer de l’incendie”, a poursuivi ce responsable.

Le coq était considéré comme perdu après l’incendie. “Malheureusement le coq a fondu”, avait déploré mardi Patrick Palem, ex-pdg mais toujours conseil de la Socra, l’entreprise de Marsac-sur-l’Isle, en Dordogne, chargée de restaurer les 16 statues de cuivre qui ornaient le toit de Notre-Dame. 

Les statues échappent de justesse aux flammes

Les douze apôtres et quatre évangélistes monumentaux ont échappé au sinistre de justesse. Hélitreuillées jeudi 11 avril, ces statues vert-de-gris sont arrivées la semaine dernière près de Périgueux pour y être restaurées.

Elles avaient été installées lors de la reconstruction de la flèche de la cathédrale, menée en 1859-1860 par l’architecte Eugène Viollet-le-Duc. La flèche d’origine avait été construite en 1250, puis démontée dans les années 1786-1792.

Ce coq, également en cuivre repoussé, abrite des reliques de sainte Geneviève et saint Denis, ainsi qu’un fragment de la couronne d’épines du Christ, censées protéger les Parisiens.

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