« Impeachment » : la presse américaine s’attarde sur les divisions du camp républicain – Le Monde

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Lapidaires et en capitales, les titres de la presse américaine résument la nouvelle journée historique qu’a connue la politique américaine, mercredi 13 janvier : « Trump à nouveau mis en accusation » ; « Trump mis en accusation à deux reprises ». Par 232 voix contre 197, la Chambre des représentants a voté le second « impeachment » du président américain pour « incitation à l’insurrection » après l’assaut du Capitole par ses partisans le 6 janvier.

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  • Un parti républicain divisé

Alors que dix élus républicains ont cette fois rallié les démocrates, un mouvement bipartisan inédit, le Washington Post souligne les tensions que ce vote crée au sein du parti républicain.

Liz Cheney, l’une des plus importantes personnalités du GOP, qui a voté pour la mise en accusation, et Jim Jordan, ardent défenseur du président, « émergent comme les leaders de factions pro et anti-Trump ».

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Le parti est divisé comme jamais, indique aussi le Wall Street Journal : « Les leaders du Sénat et de la Chambre, des cadres du parti et des donateurs de longue date ont des avis différents sur la manière de punir le président. »

Néanmoins, souligne le New York Times, « la fidélité que tant d’élus républicains ont montrée à un président qui a perdu sa réélection et a causé tant de dommages à leur propre parti est étonnante ».

  • Des semaines incertaines

Les journaux s’interrogent aussi sur les suites que prendra cette procédure. La Constitution prévoit que le président mis en accusation soit jugé par le Sénat. Une démarche improbable avant la fin du mandat de M. Trump dans une semaine.

Signe des tensions chez les républicains, la plupart des sénateurs se sont réfugiés dans le silence, évitant de donner leur position sur la culpabilité du président, souligne Politico. Dix-sept voix républicaines seraient nécessaires à une condamnation.

Dans cette hypothèse, il ne serait plus question de destitution, le mandat de M. Trump étant déjà achevé. Mais, explique Vox, l’enjeu d’un procès devant le Sénat reste important car la sanction pourrait prendre la forme d’une interdiction d’exercer de futures fonctions, alors que le président sortant a laissé planer l’idée d’une nouvelle candidature en 2024.

Enfin, d’autres évoquent le danger qu’un procès au Sénat ne perturbe les premières semaines de l’administration Biden, que ce dernier préférerait consacrer à la mise en œuvre de son programme. Le procès de Donald Trump constituerait « un début de présidence marqué par la polarisation » alors même que M. Biden a promis de réunifier un pays divisé, souligne Vox.

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