Impeachment de Donald Trump : les divergences sur la légitimité de nouveaux témoignages dominent le début du procès – Le Monde

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Une télévision retransmet les débats devant le Sénat, dans un bureau de Capitol Hill, le 21 janvier.

La première journée du procès en destitution de Donald Trump, mardi 21 janvier, était consacrée à son organisation. Silencieux comme l’impose la procédure, les cent sénateurs n’ont pu cependant que constater, jusque tard dans la soirée, que la discussion sur la forme était indissociable de celle sur le fond. Ce dernier a affleuré à chaque instant dans les interventions des procureurs démocrates comme dans celles des avocats du président, installés les uns comme les autres au bas de l’hémicycle.

Le maître de l’ordre du jour, Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, avait envisagé un procès extrêmement ramassé comme le souhaitait la Maison Blanche. Peut-être pour permettre au président des Etats-Unis de prononcer son discours sur l’état de l’Union, le 4 février, nimbé dans l’acquittement que la mathématique sénatoriale promet.

Réputé pour sa capacité à maintenir l’unité de son groupe, le sénateur du Kentucky a cependant été contraint de modifier ses plans à la marge, à la dernière minute, afin de tenir compte des réticences exprimées par certains élus. Un recul tactique, pour préserver l’essentiel.

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Les arguments sur trois jours au lieu de deux

Les vingt-quatre heures prévues pour les arguments de chacun des deux camps seront étirées sur trois jours, au lieu de deux, ce qui promettait de longues séances nocturnes. Les preuves rassemblées par la Chambre des représentants, en amont de la mise en accusation de Donald Trump pour abus de pouvoir et obstruction au Congrès, seront de même acceptées alors qu’elles devaient initialement être soumises aux voix.

Tenu à l’écart par Mitch McConnell dans l’élaboration de cette feuille de route, contrairement à ce qui s’était passé lors du procès de Bill Clinton, en 1999, le chef de la minorité démocrate, Chuck Schumer (Etat de New York) a répliqué en soumettant à la Haute Assemblée une ribambelle d’amendements. Ils visaient à intégrer à la procédure des injonctions à l’administration, concernant des demandes de documents ou des assignations à comparaître pour des témoins jugés cruciaux.

Ces dernières demandes ont concentré toutes les attentions. Le président des Etats-Unis est traîné devant le Sénat pour avoir conditionné une aide militaire cruciale à l’Ukraine, et une invitation à Washington pour le président de ce pays, Volodymyr Zelensky, à l’ouverture d’enquêtes par Kiev visant ses adversaires politiques, dont l’ancien vice-président Joe Biden, qui compte parmi les favoris de la course à l’investiture présidentielle démocrate.

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