Iliad lève 300 millions d’euros pour financer le déploiement de ses réseaux 4G et 5G

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Iliad lève 300 millions d'euros pour financer le déploiement de ses réseaux 4G et 5G

Après avoir dépensé pas moins de 605 millions d’euros pour s’offrir un bloc de fréquences 5G sur la bande des 3,5 GHz, l’opérateur Free a une fois de plus besoin d’argent frais pour déployer son réseau de nouvelle génération. Pour ce faire, sa maison-mère Iliad a annoncé ce mercredi avoir bouclé un nouveau financement de 300 millions d’euros supplémentaires auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI), qui a déjà injecté 800 millions d’euros dans les finances du groupe depuis 2009.

Cette somme permettra à la holding de Xavier Niel de renforcer ses “déploiements mobiles en France, notamment pour densifier son réseau 4G et déployer son réseau 5G”. “Nous allons poursuivre à un rythme soutenu nos déploiements, notamment pour lancer prochainement nos offres 5G et pour faire notre entrée sur le marché Entreprise”, comme l’a indiqué le directeur général d’Iliad Thomas Reynaud.

Après avoir enregistré un gros retard dans le déploiement de ses réseaux fixes et mobiles, le groupe a mis les bouchées doubles pour le combler ces dernières années. Sa direction affirme en effet investir chaque année “près de 30 % du chiffre d’affaires, soit un montant cumulé de près de 7,5 milliards d’euros sur les cinq dernières années”. Des investissements qui ont permis à l’opérateur de s’offrir davantage de fréquences, notamment sur la bande récemment libérée des 700 MHz, mais aussi de densifier son réseau 4G, qui dépasse aujourd’hui la barre des 18 000 sites actifs en France.

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Mutualiser pour économiser

Alors que la direction de l’opérateur ne devrait pas dévoiler le contours de ses premiers forfaits 5G avant quelques semaines, celle-ci cherche, comme ses concurrents, à faire baisser la facture de son futur réseau mobile de nouvelle génération. Cela pourrait notamment passer par une mutualisation de son réseau en zone peu denses avec Orange. Auditionné ce mardi par l’Assemblée nationale, l’état-major d’Iliad n’a pas caché envisager cette option, évoquée depuis plusieurs semaines par la direction de l’opérateur historique.

“Une mutualisation avec Orange pourrait être importante pour faire face aux investissements, limiter l’impact environnemental des antennes et faire disparaitre les zones grises. Qu’est-ce que ça veut dire ? Avec potentiellement Orange, dans des zones peu denses, nous pourrions mutualiser nos réseaux comme le font déjà Bouygues Telecom et SFR [dans le cadre de l’accord Crozon, NDLR]. Il s’agirait de faire la même chose avec Orange”, a ainsi fait savoir Xavier Niel devant les membres de la Commission des Affaires Economiques. Si aucune décision n’a encore été prise pour entériner une telle mutualisation entre les réseaux des deux opérateurs, leurs directions respectives ne cachent pas étudier cette éventualité de manière très sérieuse.

« Il n’y a pas de discussion aujourd’hui. On n’avait pas juridiquement le droit d’ouvrir des discussions tant qu’on était en procédure d’enchère », expliquait récemment Stéphane Richard, le PDG d’Orange. « La voie est libre pour la mutualisation de la 5G entre Orange et Free », avait auparavant indiqué le dirigeant, ouvrant ainsi la porte à un accord semblable à celui – dit Crozon – conclu en 2014 entre Bouygues Telecom et SFR pour mutualiser les réseaux 4G des deux opérateurs, et éviter ainsi les doublons d’antennes sur des mêmes sites mobiles.

« Pour nous, ce sera Free car les deux autres opérateurs sont déjà “mariés” », n’avait alors pas manqué de rappeler le PDG d’Orange, alors qu’Orange et Free sont d’ores et déjà partenaires dans le cadre d’un accord d’itinérance jusqu’en fin 2022. Si un tel scénario est encore à prendre au conditionnel, il pourrait de fait rebattre les cartes du marché français qui serait alors polarisé entre Free et Orange d’un côté et SFR et Bouygues Telecom de l’autre.

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