IA : quels seront les profils à suivre en 2021 ?

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IA : quels seront les profils à suivre en 2021 ?

Le machine learning et l’IA pénètrent de plus en plus d’organisations traditionnelles, en quête d’automatisation et de productivité.

A mesure que l’IA devient un axe prioritaire pour les organisations dans le monde de l’après-Covid, les métiers évoluent aussi. La complexité de l’IA favorise de nouvelles compétences dans les entreprises, conduisant à une évolution du marché de l’emploi dans les années à venir.

Comme l’affirme un article Forum économique mondial, les besoins des travailleurs non qualifiés des entreprises se réduisent avec les progrès de l’automatisation. Et pour donner un exemple plus concret, selon le cabinet McKinsey, 15% des entreprises de l’industrie automobile mondiale ont enregistré une baisse de 3 à 10% de leur main-d’oeuvre en lien avec le développement de l’IA en 2019.

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Data scientists et ingénieurs en robotique en vogue

En plus des perturbations liées à la crise sanitaire actuelle et aux vagues de confinement, l’adoption de technologies par les entreprises transformera les tâches, les emplois et les compétences d’ici 2025, d’après le Future of Jobs Report 2020 du Forum économique mondial.

Les données de l’enquête montrent que les entreprises s’attendent à restructurer leur main-d’oeuvre en réponse aux nouvelles technologies. D’après le rapport, l’adoption de l’IA est particulièrement visible dans des domaines tels que l’information et les communications numériques, les services financiers, le secteur des soins de santé et des transports.

Parmi les postes les plus en vogue, figurent les métiers de data analysts, de data scientists, d’ingénieurs en robotique et de spécialistes de l’IA et du marchine learing.

Favoriser la diversité dans le recrutement

D’après un sondage de Gartner, près de la moitié des DSI interrogés disent qu’ils utilisent désormais l’IA ou qu’ils ont l’intention de le faire dans les 12 prochains mois. La plupart des organisations, cependant, ne savent pas toujours comment faire de l’IA une compétence informatique de base.

Le cabinet d’études encourage les entreprises à adopter cinq comportements pour tirer le meilleur parti de la technologie. Le premier d’entre eux concerne la diversité : Gartner conseille aux entreprises de monter des équipes mixtes autour des projets liés à l’IA.

Le cabinet encourage aussi les organisations à s’entourer de chefs de projet et de concepteurs d’applications, dont le rôle est essentiel pour diversifier les expériences et les points de vue. Pour Garner, cela permet d’améliorer l’éthique de l’IA, la compréhension de la valeur de l’IA pour les clients et la manière dont elle doit être utilisée et les domaines où elle peut avoir le plus grand impact.

Gartner préconise par ailleurs d’inclure des responsables dans la stratégie et le financement des projets, et de limiter le nombre de POCs – bien que ce dernier conseil puisse sembler à première vue « contre-intuitif » concède le cabinet.

Prendre en compte l’IA dans les formations

Pour appréhender ces nouvelles connaissances, cela commence dès l’école. L’école d’ingénieurs Télécom SudParis vient d’annoncer la création d’une Chaire d’enseignement dédiée aux applications industrielles de l’IA, en partenariat avec Devotea, intitulée “Interpretable AI for Mission-Critical Applications”.

D’une durée de trois ans, cette formation contribuera à « développer les compétences des élèves ingénieurs de Télécom SudParis sur les techniques à base d’intelligence artificielle pour des solutions fiables, explicables et justifiables » précise un communiqué.

Des modules de formation seront intégrés au cursus d’ingénieur pour permettre aux travailleurs de demain d’acquérir « la maîtrise de l’état de l’art des méthodes d’apprentissage et des outils associés, en particulier pour les systèmes critiques ». Selon l’école, les champs d’application concerneront aussi bien l’analyse des données de santé ou de marketing que le traitement du langage naturel, la détection d’anomalies industriels ou la gestion des demandes énergétiques.

« En renforçant les compétences des étudiants en réseaux intelligents, pour répondre aux enjeux technologiques, cette chaire stimule la synergie entre le monde industriel et la formation des ingénieurs du numérique de demain » déclare François Dellacherie, directeur de Télécom SudParis.

Cette formation en ingénierie de l’IA, destinée à former les futurs décideurs, permettra concrètement de les former à des domaines aussi divers que le management de connaissance, les bots et assistants virtuels, ainsi que le traitement du signal et le process mining.

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