IA : Fujitsu développe une nouvelle technologie capable de quantifier le niveau de concentration d’une personne

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IA : Fujitsu développe une nouvelle technologie capable de quantifier le niveau de concentration d'une personne

Fujitsu a mis au point un nouveau modèle d’IA qui, selon la société, permet de saisir et de quantifier le degré de concentration d’une personne lorsqu’elle effectue des tâches.

Fujitsu explique que, traditionnellement, les modèles d’IA conçus pour quantifier la concentration sont créés en formant des algorithmes pour reconnaître les expressions et les comportements de personnes effectuant des tâches spécifiques, comme l’apprentissage en ligne.

Mais comme les expressions faciales et le comportement diffèrent en fonction des tâches à accomplir et du contexte culturel dans lequel chaque personne a grandi, il a été difficile de développer des modèles d’IA capables d’analyser des situations différentes et spécifiques, ajoute la société.

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Déterminer la concentration grâce à l’IA

Avec son nouveau modèle d’IA, Fujitsu affirme pouvoir détecter la concentration d’une personne dans diverses tâches grâce à l’identification de caractéristiques communes et à la séparation de l’analyse par chaque groupe musculaire, afin de ne pas être facilement influencé par le contexte culturel des sujets.

« La technologie capture les changements sur une courte période de quelques secondes, comme une bouche tendue, et les changements à long terme sur des périodes de dizaines de secondes, comme un regard fixe, avec des délais optimisés pour chaque unité d’action », explique Fujitsu.

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Exemple de l’aperçu de l’estimation de la concentration du modèle d’IA. Image : Fujitsu.

Lors de l’élaboration du modèle d’IA, Fujitsu a recueilli des données auprès de 650 personnes en Chine, au Japon et aux Etats-Unis, dans le cadre de son ensemble de données d’apprentissage automatique. L’ensemble de données comprenait des informations axées sur les personnes effectuant des tâches, comme la mémorisation et la recherche, qui nécessitent de la concentration.

Une précision de plus de 85 %

Fujitsu affirme qu’à l’aide du nouveau modèle d’IA, il a été possible d’estimer le degré de concentration des participants de chaque pays, pour une série de tâches, avec une précision de plus de 85 %.

En outre, lorsque le modèle d’IA développé a été évalué à l’aide de données comprenant à la fois la concentration et la non-concentration due à la somnolence, Fujitsu a précisé être en mesure de confirmer les baisses de concentration dues aux indicateurs de somnolence.

Fujitsu espère que son dernier modèle d’IA pourra être appliqué à divers services comme les cours en ligne, les réunions en ligne et les activités de vente, qui se sont développés avec l’augmentation du télétravail et de l’enseignement à distance.

La reconnaissance faciale est sujet à débat

Dans le monde entier, des organisations comme l’American Civil Liberties Union (ACLU) condamnent par ailleurs l’utilisation de systèmes de reconnaissance faciale défectueux. « Au cours des deux dernières années, il est devenu de plus en plus clair que la technologie de reconnaissance faciale ne fonctionne pas bien et que, même si elle fonctionnait, elle serait un cauchemar pour les libertés civiles et la vie privée », écrivait l’an dernier Ashley Gorski, avocat principal de l’ACLU, dans un billet de blog.

Entre-temps, le Conseil de l’Europe a publié de nouvelles lignes directrices au début de l’année, qui critiquent le déploiement des technologies de reconnaissance faciale sur le lieu de travail et dans les contextes d’apprentissage. L’organisme de surveillance indique que lorsque cette technologie est utilisée exclusivement pour déterminer la couleur de la peau, les croyances religieuses, le sexe, l’origine ethnique, l’âge, l’état de santé ou le statut social d’une personne, elle doit être interdite, sauf s’il peut être démontré que son déploiement est nécessaire et proportionné.

Pour les mêmes raisons, le Conseil de l’Europe ajoute que l’interdiction doit également s’appliquer aux outils numériques capables de reconnaître les émotions, de détecter les traits de personnalité ou les conditions de santé mentale, car ils pourraient être utilisés injustement dans des processus d’embauche ou pour déterminer l’accès à des assurances ou à de la formation.

Source : ZDNet.com

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