C’est la fin d’un long suspens. Abdelaziz Bouteflika se trouve bien à bord de l’appareil gouvernemantal qui a décollé de Genève vers 16h, selon un porte-parole algérien qui l’a déclaré à l’agence dpa. Il a atterri en fin d’après-midi.

La direction des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) a remercié ce dimanche, selon nos sources, le personnel soignant qui s’était occupé d’Abdelaziz Bouteflika depuis son arrivée le 24 février pour des problèmes neurologiques et respiratoires.

Dimanche vers 15h, un cortège de véhicules noirs a quitté les HUG avant de se présenter sur le tarmac de l’aéroport de Cointrin. Il y a rejoint un avion du gouvernement algérien qui a décollé peu après.

L’appareil, un Gulfstream immatriculé 7T-VPM, a atterri ce dimanche matin à Genève. Il porte la même immatriculation que celui qui avait amené le président Bouteflika à Genève le 24 février dernier.

L’avion a annoncé son arrivée au dernier moment à Cointrin en provenance de l’aéroport militaire de Boufarik, à une trentaine de kilomètres d’Alger. C’est là-bas qu’il est prévu qu’il retourne. Son décollage, initialement prévu à 11h40, n’a eu lieu qu’à 16h09.

Des rumeurs en matinée laissaient entendre que le président était parti dans une autre clinique, peut-être à Berne. D’autres disent qu’il aurait décollé vers Dubai. Des Airbus ont quitté Cointrin hier en direction du Qatar. Avec Bouteflika? Certains le croient.

Le trajet effectué par l’avion du gouvernement algérien qui a atterri dimanche matin à Genève avant de repartir pour Alger en milieu d’après-midi avec le président Abdelaziz Bouteflika.(Cliquer sur l’image pour agrandir – Source: Plane Finder)

Une chose est sûre: ce départ va assurément soulager le personnel des HUG, littéralement harcelé depuis l’hospitalisation de ce célébrissime patient, il y a tout juste deux semaines.

Pluie d’appels téléphoniques, canulars de tout ordre: la réception n’a pas été épargnée par une multitude de curieux – dont de nombreux Algériens – voulant connaître le réel état de santé de “ce fantôme” de président algérien… certains n’hésitant pas à prétendre – à l’image de Rachid Nekkaz, candidat à la prochaine élection algérienne, qu’Abdelaziz Bouteflika serait même mort.

Le personnel du 8e étage des HUG où a été hospitalisé cet encombrant malade ne doit pas être mécontent, lui aussi, de retrouver un peu de calme.

Les responsables des Hôpitaux universitaires de Genève continuent, de leur côté, à refuser d’émettre le moindre commentaire. «Nous n’en faisons jamais sur des cas individuels», répète inlassablement leur porte-parole, Nicolas de Saussure. (TDG)

Créé: 10.03.2019, 16h01