Crédits JDGLa guerre froide 2.0 continue entre le gouvernement Trump et l’entreprise chinoise Huawei. Alors que la firme américaine devra bientôt se passer d’Android et des autres services de Google, conformément aux décisions prises par le gouvernement, d’autres acteurs majeurs de l’industrie des nouvelles technologies ont eux aussi été privés de collaboration avec Huawei, comme c’est le cas pour Intel, ou encore Qualcomm. De son côté, le constructeur chinois a annoncé qu’il entendait bien riposter, face à des mesures qu’il juge « anticonstitutionnelles » de la part de Donald Trump.

Selon un récent rapport publié par le Financial Times et mis en lumière par The Verge, Google n’aurait pas hésité à mettre en garde le gouvernement américain en cas de bannissement d’Android, son OS maison, des appareils de la marque chinoise. En utilisant une version modifiée de l’OS, la firme de Mountain View explique en effet que le nouveau système d’exploitation intégré par Huawei serait plus susceptible d’être piraté, notamment “par la Chine”. Si le géant américain a obtenu une dérogation à court terme pour continuer à mettre à jour Android sur les smartphones de la marque déjà présents sur le marché, Google devrait à terme, complètement disparaître des appareils Huawei. Un sacré manque à gagner pour l’entreprise.

Alors que Google semble tenté de tempérer les choses entre le gouvernement Trump et Huawei, Facebook a quant à lui annoncé les mesures prochainement adoptées par la plateforme sociale pour se conformer aux instructions gouvernementales. L’entreprise de Mark Zuckerberg a ainsi décidé d’interdire l’installation par défaut de ses applications dans sur les téléphones Huawei au moment de la sortie d’usine. Une décision qui selon Reuters, serait effective dès à présent, et concernerait “tous les téléphones n’ayant pas encore quitté les usines”. Pour les actuels possesseurs d’un smartphone Huawei qui ne posséderaient pas encore les applications du groupe, il sera toujours possible de télécharger Instagram, Facebook, WhatsApp ou encore Messenger depuis l’accès au Play Store. Mais si un accord n’est pas trouvé entre Huawei et le gouvernement américain, ce ne sera plus le cas des prochains clients du mastodonte chinois.