Hosni Moubarak, la disparition dans l’indifférence d’un pharaon déchu – Le Figaro

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Le successeur de Sadate a régné pendant près de trente ans sur l’Égypte mais il n’a pas vu venir le réveil d’un peuple qu’on disait passif.

Le président Hosni Moubarak arrivant à Moscou, le 24 mars 2008.
Le président Hosni Moubarak arrivant à Moscou, le 24 mars 2008. DIMA KOROTAYEV/AFP

Dans une région où le succès d’un homme politique se mesure au nombre d’années de pouvoir, Hosni Moubarak pouvait considérer son parcours avec satisfaction. Jusqu’à ce jour de février 2011 où il a été chassé par l’histoire. Emprisonné au lendemain la «révolution du Nil» pour corruption et pour avoir ordonné le meurtre de manifestants, il avait été acquitté de la plupart des charges qui pesaient contre lui après le retour au pouvoir de l’armée dirigée par l’actuel président, Abdel Fattah al Sissi, et remis en liberté en 2017. Il s’est éteint, mardi, à l’âge de 91 ans, neuf ans après avoir quitté le pouvoir.

Détenteur du record de longévité des présidents égyptiens, Hosni Moubarak avait accédé à la magistrature suprême à la suite d’une catastrophe, l’assassinat d’Anouar el-Sadate, le 6 octobre 1981, par un commando islamiste. La rupture de style fut complète. Ses deux prédécesseurs irradiaient le charme. Les Égyptiens surnommaient Moubarak «la Vache qui rit» à cause de sa ressemblance supposée

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