La 5G promet de transformer nos villes, nos industries, les médias et plus encore, mais à l’intérieur de nos smartphones, qu’est-ce qui va changer ?

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© Vertigo3D/iStock

La 5G est sur les bouches de tous les acteurs de la high-tech actuels. Les opérateurs la testent, les fabricants de puces travaillent dessus et les constructeurs de smartphones s’y préparent. Parmi ces derniers, le groupe Huawei (qui englobe aussi la marque Honor) est sur les starting-blocks et veut être “ le premier constructeur ” à l’exploiter, selon les déclarations de deux responsables. 

Nous avons eu l’occasion d’échanger sur le sujet avec James Zou et Changzhu Li, le premier est responsable des ventes à l’international chez Honor, et le second vice-président de la branche smartphone chez Huawei. Des deux côtés, le discours est le même, la marque veut être la première à arriver sur le marché avec un modem compatible 5G dans un smartphone. Nul doute donc que des démonstrations devraient avoir lieu lors du MWC de Barcelone en février 2019. Dans cette course à la technologie, Huawei n’est pas seule, même au sein de son propre pays puisque Xiaomi aussi compte sortir un Mi Mix 3 compatible 5G dans les mois qui viennent. On est donc loin d’Apple qui va probablement attendre 2020 pour adopter le nouveau standard de l’Internet mobile. D’après le responsable de Honor, “ l’entreprise surveille attentivement le secteur pour réagir le plus rapidement possible ”. Quand on bénéficie du poids de Huawei, accessoirement géant de l’infrastructure réseau, c’est en même temps un peu plus facile.

Huawei travaille sur une batterie au graphène

Mais le déploiement de la 5G ne risque pas d’être une partie de plaisir pour autant. Du point de vue technologique, le nouveau standard pose de nombreux problèmes, en premier lieu celui de la consommation électrique. Comme la 4G à l’époque, la 5G est très gourmande en batterie ce qui risque de poser un léger problème au moment où l’autonomie est encore trop souvent le talon d’Achille des smartphones. Pour James Zou c’est d’ailleurs pour cela qu’on ne peut envisager l’évolution vers la 5G sans d’autres améliorations technologiques. “ Je pense qu’avec les processeurs en gravure 5 nm et les nouvelles technologies de recharge, nous pouvons résoudre le problème de consommation ”, explique le responsable, qui en profite au passage pour confirmer que la prochaine génération de puces mobile chez Huawei devrait adopter la gravure 5 nm, si tout se passe bien.
 

Toujours dans le but de résoudre ce problème, le responsable des ventes explique que le groupe Honor Huawei travaille bel et bien sur des batteries au graphène, cette technologie qui promet monts et merveilles depuis quelques années déjà. D’après lui, la seule limitation à l’utilisation d’une telle technologie aujourd’hui “c’est le coût ”, mais le produit est autrement mûr. Une nouvelle qui rejoint ce qu’on avait entendu du côté de Samsung il y a quelques semaines. Le Honor Magic 2 utilise d’ailleurs un système de refroidissement au graphène.

Le destin de la 5G est donc intimement lié à d’autres progrès techniques dans le secteur des smartphones. De quoi envisager cette nouvelle technologie autrement qu’au travers du prisme très flou de son application légale ou de ses tests labos