Hommage national à Nice : Jean Castex exprime sa « compassion » et son « indignation » – Le Monde

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Le premier ministre préside, le 7 novembre, une cérémonie d’hommage national aux trois victimes de l’attaque de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption, à Nice.

Neuf jours après l’attaque au couteau qui a coûté la vie à deux femmes et un homme, et alors que l’enquête se poursuit, un hommage national est rendu aux victimes, samedi 7 novembre, à Nice.

La cérémonie, présidée par le premier ministre, Jean Castex, qui a exprimé son « émotion », sa « compassion » et son « indignation », s’est déroulée au sommet de la colline du Château, un parc dominant la ville, en présence des proches des trois victimes.

Trois autres membres du gouvernement, le maire de Nice, Christian Estrosi, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy ainsi que l’ensemble des autorités religieuses de la cité devaient assister à l’hommage.

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Les policiers municipaux décorés

Après les traditionnels hymne national et revue des troupes, les portraits des trois victimes ont été apportés par les familles, au son de leurs chansons préférées. Nadine Devillers, paroissienne, Simone Barreto Silva, décédée dans un restaurant proche de la basilique des suites de ses blessures, et Vincent Loquès, sacristain, ont reçu à cette occasion la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme.

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« Je suis venu apporter les condoléances de la nation tout entière » aux familles des victimes, a déclaré le chef du gouvernement. « Le 29 octobre, un terroriste a volé trois vies au cœur même d’une église », s’est ému Jean Castex, en évoquant une « profanation ». « Il n’a pas uniquement profané un lieu de culte, il a aussi profané cet esprit d’accueil et d’hospitalité dont la ville de Nice a fait un idéal », a-t-il souligné.

« Le terrorisme s’en prend à ce que nous sommes, à ce qui fait notre identité, à notre liberté, à notre culture et, enfin, à nos vies. L’ennemi, nous le connaissons, non seulement il est identifié, mais il a un nom, c’est l’islamisme radical, une idéologie politique qui défigure la religion musulmane en détournant ses textes, ses dogmes et ses commandements pour imposer sa domination par l’obscurantisme et la haine », a encore déclaré le chef du gouvernement, qui a ensuite décoré les policiers municipaux de Nice ayant arrêté l’auteur de l’attentat.

Depuis le début de l’enquête pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste », onze personnes ont été placées en garde à vue puis ont finalement été relâchées. Le dernier gardé à vue, un mineur de 17 ans, soupçonné d’avoir été en contact par messagerie avec le tueur, a été relâché samedi matin.

L’auteur de l’attaque, Bahim A., est toujours hospitalisé. Grièvement blessé et positif au coronavirus, il a été transféré, vendredi, vers un hôpital parisien. Encore aucun interrogatoire de l’assaillant n’a pu être mené.

Le Monde avec AFP

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