Cette hausse est concentrée sur les mois de novembre et décembre, au début des manifestations des « gilets jaunes », selon un rapport de l’IGPN, la « police des polices ».

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 17h14, mis à jour à 18h39

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Des membres de la police nationale armés d’un LBD 40, le 12 janvier, à Paris.

Des membres de la police nationale armés d’un LBD 40, le 12 janvier, à Paris. ZAKARIA ABDELKAFI / AFP

L’utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD) et grenades de désencerclement par les policiers a augmenté de plus de 200 % en 2018. Cette hausse est concentrée sur les mois de novembre et décembre, au début des manifestations des « gilets jaunes », a annoncé, jeudi 13 juin, l’inspection générale de la police nationale (IGPN).

En 2018, les policiers ont utilisé 19 071 munitions de LBD et 5 420 munitions de grenades de désencerclement, soit des hausses de 203 % et 296 % par rapport à l’année précédente, selon un rapport de la « police des polices ». « La période du 17 novembre au 31 décembre représente pour les seules manifestations degilets jaunesprès du tiers des déclarations d’usage du lanceur de 40 [le lanceur de balles de défense, LBD] », a détaillé la directrice de l’IGPN, Brigitte Jullien, lors d’un point presse. Pour la grenade de désencerclement, cette période concentre 72 % de l’augmentation enregistrée.

40 % des cas transmis à la justice

La date du 17 novembre marque l’acte I du mouvement social inédit des « gilets jaunes » en France, né d’une colère contre la hausse des taxes. Concernant une réflexion éventuellement à mener sur l’utilisation des LBD, qui a suscité une vive controverse après avoir provoqué de nombreuses blessures parmi les manifestants, Mme Jullien a déclaré « qu’on y échappera pas mais ce n’est pas le moment de le faire ».

L’IGPN a par ailleurs indiqué avoir fait l’objet de 265 saisines judiciaires depuis le début du mouvement. Elle précise que 40 % d’entre elles ont été transmises à la justice.

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