Le président français Emmanuel Macron, le 9 avril 2019 à Paris. — AFPQu’est-ce qui va ressortir du grand débat national ? Ce mardi, une partie des réponses a été apportée par l’AFP, qui a obtenu une copie du discours d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat avait dû reporter son allocution prévue lundi après qu’un incendie s’est déclaré à Notre-Dame de Paris. 20 Minutes fait le point sur les annonces présidentielles.

Une baisse des impôts pour les classes moyennes… et des corrections sur l’ISF

Emmanuel Macron souhaite « baisser les impôts des classes moyennes » en finançant cette mesure notamment par la « suppression de certaines niches fiscales ». Le président de la République demande aussi une « évaluation objective » de l’ISF dès le début de l’année 2020, sur la base de laquelle il s’engage « à apporter toutes les modifications et corrections nécessaires ».

Réindexation des retraites de moins de 2.000 euros

Le président de la République veut réindexer les retraites de moins de 2.000 euros sur l’inflation à partir du 1er janvier 2020. Le chef de l’Etat devait également annoncer que la prime exceptionnelle de 1.000 euros défiscalisée et sans cotisations sociales décidée fin décembre 2018 face au mouvement des « gilets jaunes » va être « pérennisée » et ouverte aux employeurs « chaque année », selon une copie de son projet de discours obtenue par l’AFP.

« Je sais tous les malentendus qu’il y a eus sur le sujet des retraites dans ces deux années. Je le regrette. Je veux que la considération pour les retraités se traduise par de la confiance et des règles claires. Les retraites de moins de 2.000 euros seront réindexées sur l’inflation dès le 1er janvier prochain », selon ce projet de discours repoussé du fait de l’incendie de Notre-Dame.

Aucune fermeture d’école ni d’hôpital d’ici 2022

Emmanuel Macron ne veut plus « aucune fermeture d’école et d’hôpital jusqu’à la fin du quinquennat », « sauf demande des maires ». Prenant acte que « beaucoup de nos concitoyens ont le sentiment que leur territoire est abandonné », le chef de l’Etat souhaite « assurer la présence des services publics » et « ouvrir un nouvel acte de notre décentralisation », notamment avec « plus de fonctionnaires sur le terrain, avec davantage de responsabilités », « et moins de fonctionnaires à Paris pour écrire des normes ou créer des règles ».

Oui aux RIC locaux, un RIP simplifié et une convention de citoyens tirés au sort

Le chef de l’Etat est « favorable » à ce que des référendums d’initiative citoyenne (RIC), réclamés par les « gilets jaunes », « puissent être organisés sur certains sujets d’intérêts locaux ». Il est en outre « favorable à ce qu’on puisse rendre plus accessible, en en simplifiant les règles », le référendum d’initiative partagée (RIP), prévu par la Constitution mais extrêmement compliqué à mettre en œuvre. Il annonce qu’« une convention de 300 citoyens tirés au sort » sera installée « dès le mois prochain », en mai, chargée de « travailler à la transition écologique et aux réformes concrètes à prendre ».

La suppression de l’ENA

Le chef de l’Etat est favorable à un changement de « la formation, la sélection, les carrières en supprimant l’ENA et plusieurs autres structures ». « Nous avons besoin d’une élite, de décideurs », estime Emmanuel Macron, qui souhaite qu’on donne « à tous nos jeunes leurs chances en fonction uniquement de leur mérite et pas de leur origine sociale ou familiale », selon le document.

Politique

«RIC», «RIP», et maintenant «LIC»: qu’est-ce que la «loi d’initiative citoyenne», le vrai-faux référendum version Macron?

Économie

Impôts: L’ISF a-t-il vraiment fait partir les plus riches, comme le soutient Emmanuel Macron?

25 partages