ET MAINTENANT ? – Dans les colonnes du Journal du Dimanche, Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités locales et en première ligne dans l’organisation du Grand débat national lancé par Emmanuel Macron, indique que le chef de l’Etat donnera en avril “les grands axes de réponse” aux revendications des Français. Il ajoute que des actions se “déploieront jusqu’à l’été”.
Le temps des échanges touche à sa fin. D’ici la fin du mois, le Grand débat national sera clos et, déjà, la question de la réponse politique à apporter aux contributions des Français se pose pour l’exécutif. Dimanche, dans les colonnes du JDD, Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités locales et co-animateur de cet exercice démocratique inédit, dresse le bilan de ces trois mois écoulés. Et envisage la suite.

Saluant la “réussite” de cette vaste consultation, le ministre rappelle q”il y a eu 10. 000 réunions en deux mois, 1,4 million de contributions sur la plateforme dédiée, 16.000 cahiers déposés dans les mairies”. Et d’ajouter que “60 % des réunions organisées l’ont été par des élus locaux”, répondant ainsi à la fronde des maires – de droite – qui traînaient des pieds à organiser des débats sur leur commune.

Une fois ce constat dressé, que va-t-il se passer dans les prochaines semaines ? Entre fin mars et avril, l’exécutif va s’atteler à  analyser les nombreuses doléances qui auront été remontées et traitées. Après ce temps du “constat”, selon les termes de Sébastien Lecornu, viendra celui “des propositions et de l’action” piloté par Emmanuel Macron. 
Concrètement, courant avril, le chef de l’Etat “clôturera le Grand débat et précisera sa vision en donnant les grands axes de réponse et le sens de la direction à suivre pour le gouvernement. Au début du débat, dans sa lettre, ses questions étaient précises, ses réponses le seront aussi”, affirme Sébastien Lecornu, précisant que “cette prise de parole marquera le temps des propositions et de l’action, qui se déploieront jusqu’à l’été”.
Parmi les thèmes qui ont émergé, “il y a bien sûr la fiscalité, la démocratie, la transition écologique, la revalorisation de ceux qui travaillent, l’organisation des services publics”, égrène le ministre, mais, selon lui, “d’autres thèmes ont émergé” comme “la lutte contre la spéculation, contre les inégalités salariales, l’immigration, la revalorisation du métier d’enseignant ou encore l’accès aux soins”.

Sur la méthode, Sébastien Lecornu indique qu’il faudra “rester dans l’épure de ce qui fait l’ADN du macronisme” mais “l’idée qu’il faudra faire des choses différemment est une évidence”. “Nous pouvons muscler certains thèmes, accélérer ou corriger sur d’autres. Avec humilité”.  Quant à l’épineuse question d’un référendum pour régler tout ou partie des questions soulevées, le ministre botte en touche : “Le Président se laisse le choix”, évacue-t-il.