La République en marche a indiqué samedi qu’elle suggèrerait de réindexer les retraites sur l’inflation et d’instaurer des “propositions de loi citoyennes” à l’initiative d’un million de personnes, au titre de ses contributions au grand débat. Le parti présidentiel, qui va présenter dimanche à Chartres l’intégralité de ses propositions, a récolté 3.500 contributions en ligne et a réalisé 50 auditions au sein de quatre groupes de travail.

Parmi les premières pistes dévoilées samedi sur le site du “Parisien” et dont l’AFP a eu copie, le parti dirigé par Stanislas Guerini souhaite mettre fin à “la sous-indexation des retraites pour revenir à l’inflation”. Le gouvernement avait décidé de limiter à 0,3% la revalorisation des pensions en 2019, bien en-deçà de l’inflation qui s’est établie à 1,8% en 2018, afin d’économiser 1,8 milliard d’euros. Cette mesure, couplée à la hausse de la CSG, avait provoqué la colère des retraités.

Création d’une “proposition de loi citoyenne”

Dans l’idée d’introduire davantage de démocratie participative – une revendication des “gilets jaunes” – LREM met également sur la table la création d’une “proposition de loi citoyenne”. “Dès qu’un sujet mobilise un certain seuil de citoyens, un million par exemple, un projet de loi est élaboré par une conférence de consensus de citoyens tirés au sort, avant d’être examiné par l’Assemblée”, a précisé Stanislas Guerini au Parisien.

Le mouvement propose également “une meilleure prise en compte du vote blanc” – une porte ouverte par Emmanuel Macron le 10 décembre dernier – et le renforcement des “pouvoirs de contrôle du Parlement avec plus de moyens et plus de temps”. Si un rétablissement de l’impôt sur la fortune n’est pas à l’ordre du jour, LREM propose en revanche, “pour plus de justice fiscale”, un “alourdissement de l’impôt sur la fortune immobilière”, qui a remplacé l’ISF.

Au volet de la transition écologique, le parti souhaite mettre en place un “système de location longue durée” de voitures à basses émissions, pour moins de 50 euros par mois. Ce dispositif, visant les ménages modestes, doit être “soutenu par l’Etat et les collectivités”.

LREM propose aussi de transférer des départements à l’Etat le financement et la gestion de “certaines aides sociales”, à commencer par le Revenu de solidarité active (RSA). Enfin, le parti prône la “suppression du cumul d’un mandat politique parlementaire et d’une activité professionnelle rémunérée” et entend “publier la structure des dons des partis politiques”.

Dimanche, “une trentaine de propositions” au total doivent être dévoilées, selon un cadre du parti
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