Google face aux médias australiens

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Google face aux médias australiens

Les nouvelles lois régissant les relations entre médias et plateformes numériques ont fait réagir Google. Ce dernier explique qu’il n’est pas opposé à l’existence d’un code qui régit les négociations, mais que celui proposé est injuste.

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Google veut bien une régulation, mais trouve ce projet de loi injuste

« Pour être clair, Google ne s’oppose pas à l’idée d’un code australien pour superviser les relations entre les entreprises d’information et les plateformes numériques. Nous avons déjà conclu des accords pour payer les éditeurs pour leurs contenus par le biais d’un programme de licence, et plusieurs éditeurs australiens nous ont rejoints », écrit le géant du web dans un article de blog publié ce lundi.

« Mais ce avec quoi nous ne sommes pas d’accord, c’est une loi totalement inapplicable du point de vue du produit et des entreprises. Nous savons que de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer des changements au projet de loi actuel. »

Google affirme ensuite qu’il « soutient » les contenus d’actualité, et qu’il ne les utilisent et les volent pas.

« Nous vous relions à [des histoires], tout comme nous vous relions à toutes les autres pages du web – pensez à Wikipédia, aux blogs personnels ou aux sites web d’entreprises… la façon dont nous relions les gens aux contenus d’actualités (…) n’est pas différente de la façon dont la fonction recherche relie un utilisateur à la page d’accueil de son équipe de foot favorite, à un site web avec ses recettes préférées ou à des sites institutionnels », plaide le géant du web.

L’actualité, un domaine non rentable pour Google

Google souligne également que les contenus d’actualités ne sont pas un domaine lucratif pour l’entreprise. L’an dernier, il n’a généré que 10 millions de dollars australiens (un peu plus de 6 millions d’euros) de revenus.

Sa véritable source de revenus se situe plutôt du côté des annonces, et surtout sur les clics des utilisateurs sur ces annonces.

« Les gens vont sur Google pour trouver beaucoup de choses, qu’il s’agisse de vidéos pratiques, de recettes, de résultats sportifs, de prévisions météorologiques, de conseils d’achats ou d’assurance habitation », détaille la marque.

« Les actualités ne représentent qu’une très petite partie de ce contenu, et ne constituent qu’une infime partie des requêtes de recherche. En fait, nous avons examiné les milliards de recherches que les Australiens ont tapées dans Google au cours de l’année dernière, et nous avons constaté qu’un peu plus de 1 % d’entre elles étaient liées à l’actualité. »

Google soutient les médias australiens

Google ajoute soutenir les médias australiens en reversant la « grande majorité » des revenus provenant des annonceurs directement à leurs éditeurs.

« Depuis de nombreuses années, nous aidons les éditeurs à gagner de l’argent en leur fournissant des outils et une technologie qui leur permettent de vendre de la publicité sur leurs sites. Les entreprises qui travaillent avec Google pour la publicité peuvent choisir de faire apparaître des annonces sur leurs sites d’actualités en quelques clics », ajoute le géant du web. « Ce qui simplifie énormément le travail aux éditeurs australiens, et leur donne accès à un large éventail de nouveaux annonceurs – souvent à l’étranger – qui travaillent avec Google. »

L’entreprise souligne également ne pas être responsable de la baisse des revenus des journaux en Australie, citant une étude d’AlphaBeta qui montre que cette baisse des revenus est principalement due à la perte d’annonceurs qui se sont tournés vers des spécialistes de la vente en ligne (nom de domaine, immobilier, vente de voitures, etc.)

« Entre 2002 et 2018, les revenus des journaux sont passés de 4,4 à 3 milliards de dollars australiens (de 2,7 à 1,8 milliard d’euros environ). Sur cette baisse de revenus, 92 % sont dus à la perte d’annonceurs, et la plupart vont à des spécialistes de la vente en ligne, qui ciblent des niches comme les offres d’emploi, les biens d’occasion ou les annonces immobilières. Presque aucun n’est allé à Google », précise le géant du web.

Source : ZDNet.com

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