Google Chrome cachera les notifications spam dès février 2020

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Google Chrome cachera les notifications spam dès février 2020

Dans la lignée de Mozilla, Google a annoncé mardi son intention de cacher les fenêtres contextuelles de notification dans Chrome à partir du mois prochain, en février 2020.

Selon une note de blog publiée hier, Google prévoit de déployer une « interface de notification plus silencieuse, qui réduit l’interruption des demandes de permission de notification ». Le changement est prévu pour Google Chrome 80, dont la sortie est prévue pour le 4 février prochain.

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De l’API de notification au spam de notification

L’objectif de Google est de réduire le nombre de pop-ups de notification que les utilisateurs voient lorsqu’ils accèdent à un site web. De nos jours, la plupart des sites web ont tendance à harceler les utilisateurs pour activer les notifications, généralement via une fenêtre contextuelle qui s’affiche dans la barre d’URL de Chrome et qui cache une grande partie de la page. Souvent, ce pop-up bloque également l’accès au site, empêchant complètement les utilisateurs de lire quelque contenu jusqu’à ce qu’ils aient traité le pop-up.

Cette fonctionnalité peut être extrêmement utile, mais seulement lorsqu’elle est utilisée par des organisations légitimes. Les utilisateurs de réseaux sociaux et de messagerie instantanée l’utilisent pour afficher des alertes sur les sujets d’actualité, les nouveaux posts ou les nouveaux messages privés. Les sites d’information, tels que ZDNet, utilisent également des notifications pour alerter les utilisateurs lorsque de nouveaux articles sont publiés.

Cependant, tous les sites qui utilisent cette API ne le font pas de manière professionnelle. De nombreux sites ont tendance à communiquer régulièrement des messages aux utilisateurs avec de nouvelles fenêtres contextuelles de notification, même si les utilisateurs ont initialement ignoré la première demande.

En outre, au cours des dernières années, des groupes de cybercriminalité ont également réussi à utiliser l’API des notifications.

Au cours des dernières années, une nouvelle tactique de spam a gagné en popularité. Les groupes de cybercriminalité attirent les utilisateurs sur leurs sites malveillants et affichent des pop-ups de notification. Si les utilisateurs cliquent accidentellement sur le mauvais bouton et s’abonnent à l’un de ces sites malveillants, alors, pendant plusieurs jours, ils seront harcelés par toutes sortes de mauvais pop-ups, poussant des liens vers des produits louches ou des liens de téléchargement infectés par des logiciels malveillants. Cette tactique est devenue très populaire car elle permet aux escrocs d’envoyer de nouvelles vagues de spam directement sur l’appareil d’un utilisateur, longtemps après que celui-ci ait quitté son site – où les notifications ont été accidentellement acceptées.

Mozilla pionnier

Des fenêtres contextuelles de notification ont été ajoutées aux navigateurs modernes dans Chrome 22 (septembre 2012) et Firefox 22 (juin 2013), avec l’ajout de l’API de notification.

Pendant les années suivantes, les fabricants de navigateurs web ont réalisé que cette nouvelle API faisait l’objet d’abus et ils ont ajouté des contrôles qui permettent aux utilisateurs de bloquer les fenêtres contextuelles de notification récurrentes. Cependant, la fonction n’a jamais été désactivée par défaut, car elle était utilisée sur de nombreux sites légitimes.

En novembre 2019, Mozilla est devenu le premier navigateur à prendre position contre les spams de notification.

Le fabricant n’a pas totalement abandonné l’API de notification, se contentant plutôt d’une réponse mesurée, en annonçant que les demandes de notification continueront à fonctionner, mais qu’elles ne seront plus visibles. A compter de la sortie de Firefox 72, toutes les fenêtres de notification sont cachées sous une icône dans la barre d’URL, et elles n’apparaissent pas en évidence dans l’interface utilisateur du navigateur, ni ne bloquent l’accès d’un utilisateur à un site web.

Les utilisateurs de Firefox qui souhaitent s’abonner à un site web et recevoir des notifications doivent adopter une approche proactive et cliquer sur l’icône de la barre d’URL, puis s’abonner manuellement à la notification.

Google suit le mouvement

Le changement de Mozilla a été chaleureusement salué par les utilisateurs du navigateur, qui, à ce stade, en avaient assez du flux constant de pop-ups de notification durant les sept ou huit dernières années. Les utilisateurs de Chrome ont également fait entendre leur voix, en demandant à Google d’adopter la même approche.

Aujourd’hui, Google a annoncé un changement similaire. A partir de Chrome 80, le mois prochain, le navigateur de Google bloquera également la plupart des fenêtres de notification par défaut et affichera une icône dans la barre d’URL, comme le fait Firefox.

Lors du lancement de Chrome 80 le mois prochain, une nouvelle option sera ajoutée dans la section des paramètres de Chrome qui permet aux utilisateurs de s’inscrire dans la nouvelle « interface de notification plus silencieuse ».

Les utilisateurs peuvent activer cette option dès le lancement de Chrome 80, ou attendre que cette fonctionnalité soit déployée par défaut pour tous les utilisateurs de Chrome dans les semaines suivantes.

Pour y accéder, il faudra activer l’option “utiliser une messagerie plus silencieuse” dans “Paramètres” > “Paramètres du site” > “Notifications”.

D’après Google, la nouvelle fonctionnalité agit en masquant les demandes de notification pour les utilisateurs qui sont amenés à rejeter régulièrement les demandes de notification.

En outre, Chrome bloquera automatiquement les demandes de notification sur les sites ou les utilisateurs acceptent rarement les notifications.

Cette approche vise à bloquer automatiquement les demandes de notification des sites que les utilisateurs considèrent comme du spam, tout en permettant aux sites légitimes de continuer à afficher des notifications aux utilisateurs, comme les fenêtres contextuelles de demandes de notification de sites tels que Twitter, Facebook, Slack et autres.

Source : ZDNet.com

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