Malgré ce reflux, les “gilets jaunes” espèrent une mobilisation d’envergure samedi prochain, à l’occasion de la fin du grand débat.

Une mobilisation faible, des actions avortés, des revendications dispersées : les “gilets jaunes” ont connu un coup de mou, samedi 9 mars, pour le 17e samedi de mobilisation consécutif. La mobilisation a atteint un plus bas historique, avec 28 600 manifestants recensés en France par le ministère de l’Intérieur, dont 3 000 à Paris. C’est encore moins que le 29 décembre, lorsque l’acte 7 de la mobilisation, à la veille du réveillon, n’avait mobilisé que 32 000 manifestants.

A Paris, l’occupation programmée du Champ de mars pour tout le week-end a tourné court, les forces de l’ordre empêchant toute installation près de la tour Eiffel. La manifestation qui promettait de faire “converger toutes les mobilisations” dans les rues de la capitale a en outre provoqué une scission des manifestants.

Un cortège emmené par des assistantes maternelles, vêtues de gilets roses, de femmes mobilisées contre les violences sexistes et arborant du violet, et de syndicats ont fait plusieurs kilomètres dans Paris sur un parcours autorisé, avant de se disperser vers 16 heures sans incident. Pendant ce temps, plusieurs centaines de “gilets jaunes” ont préféré rester massés en haut des Champs-Élysées. Un rassemblement sans incident majeur, mais qui a provoqué des tensions en fin de journée. Les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes et de canons à eau.

Malgré ce reflux, les “gilets jaunes” promettent une mobilisation d’envergure samedi prochain, le 16 mars. Ce 18e samedi de mobilisation coïncidera en effet avec la fin du grand débat national organisé par l’exécutif, prévue le 15 mars. Avec le mot d’ordre “La France entière à Paris”, ils espèrent à cette occasion envoyer un “ultimatum” au gouvernement.