Dans une vidéo publiée sur Facebook après le samedi de mobilisation des Gilets jaunes, Maxime Nicolle, alias Fly Rider, annonce un nouveau “très gros acte […] dans trois ou quatre semaines” à Paris.

Maxime Nicolle, ici le 16 février à Paris. (Reuters)

Ils avaient dit espérer un regain de mobilisation et marqué les esprits pour cet acte 18 du mouvement des Gilets jaunes initié il y a maintenant quatre mois. A Paris, la manifestation a été marquée par des violences. Sur les Champs-Elysées, des casseurs ont détruit des vitrines et pillé de nombreux magasins, et mis le feu à plusieurs enseignes. Dans une vidéo publiée samedi soir sur Facebook (vue plus de 35.000 fois dimanche à 9 heures), l’un des leaders du mouvement, Maxime Nicolle, est revenu sur cette journée “historique”. S’il considère que “la violence est toujours regrettable”, il estime qu’elle “ne vient pas de nulle part”.

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Il veut “un système juste pour l’humain, pas pour la finance”

“Vous avez montré que vous étiez capables d’être mobilisés, déterminés, que vous ne vouliez plus vous faire enfler en disant merci avec le sourire”, a déclaré Maxime Nicolle, se disant pour “un système juste pour l’humain, pas pour la finance”.

Ça ne s’arrêtera que quand tu auras compris que ton système on n’en veut plus

Et il l’assure, le mouvement n’est pas prêt de s’arrêter. Plusieurs leaders des Gilets jaunes, comme Eric Drouet, avait pourtant laissé entendre que cette mobilisation, sous cette forme, pourrait être la dernière. “Après cette journée, en tout cas pour moi, ça sera fini les manifestations. […] Marcher, on a prouvé que ça ne fonctionnait pas”, affirmait-il il y a quelques jours dans une vidéo. Pour l’heure, il n’a pas encore réagi à l’acte 18. Priscillia Ludosky non plus.

Appelant le gouvernement à “trouver une solution rapide”, Maxime Nicolle, alias Fly Rider, a pour sa part annoncé la poursuite des actions, “la semaine prochaine, la semaine d’après aussi”. Si les Gilets jaunes devraient manifester dans leur ville samedi prochain, “un très gros acte” sera organisé dans “trois ou quatre semaines” à Paris. “Je suis déterminé à ne pas lâcher”, ajoute-t-il. Avant de conclure à l’attention d’Emmanuel Macron : “Ça ne s’arrêtera que quand tu auras compris que ton système on n’en veut plus.”