L’acte 18 des Gilets jaunes le samedi 16 mars sera-t-il celui de l’essoufflement ou de la remobilisation? Marquera-t-il la fin, ou un nouveau début?

Samedi 9, le ministère de l’Intérieur a recensé 28.600 manifestants dans toute la France. Des chiffres à nouveau contestés par les organisateurs, mais même le groupe “Le Nombre jaune” avec ses plus de 90.000 participants recensés abouti à la même conclusion. L’acte 17 a été le moins suivi depuis le début du mouvement.

Déjà le 2 mars, les principaux leaders avaient expliqué placer davantage leurs espoirs dans la journée du 16 mars, qui marque à la fois les quatre mois de la contestation débutée le 17 novembre et les derniers jours du grand débat, dont la fin est officiellement prévue le 18 mars.

“On a un très grand 16 mars qui arrive, plus organisé que jamais, plus motivé que jamais avec beaucoup de régions, beaucoup de pays qui vont monter sur Paris”, a ainsi lancé Éric Drouet, dans une vidéo postée vendredi 1er mars.

Voir: Acte 18 samedi 16 mars – les Gilets jaunes s’organisent pour une manifestation d’ampleur

Déjà ce dimanche sur Facebook, quelques milliers de personnes annonçaient leur intention de défiler dans la capitale , mais rien qui permettent de prédire l’ampleur de la mobilisation.

“Le mouvement ne s’essouffle pas il évolue”, a plus prudemment jugé Priscilla Ludosky samedi, au lendemain d’une tentative avortée d’installer un camping de gilets jaunes au Champ de Mars. Car s’engager sur une mobilisation record pour l’acte 18 revient à prendre le risque d’un échec retentissant.

Celle-ci a d’ailleurs choisi de soutenir le 16 mars La Marche du Siècle pour le climat prévue le même jour. Un évènement aux objectifs a priori éloignés de ceux des Gilets jaunes, mais qui revendique, lui, déjà 16.000 participants et 107.000 personnes intéressées.

L’acte 18 pourrait également se traduire par une fracture dans les modes d’actions dont les prémices ont déjà été constatés samedi 9. Quelques centaines de Gilets jaunes ont ainsi refusé de suivre le cortège autorisé, préférant demeurer sur les Champs-Elysées, dans une logique contestataire plus proche de l’origine du mouvement.

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