Les — BORIS HORVAT / AFPDeux mille « gilets jaunes » ont défilé ce samedi matin dans le calme à Marseille depuis le Vieux Port vers la préfecture de région, précédés d’une dizaine d’ambulanciers qui ont rejoint le mouvement avec leurs véhicules, gyrophares allumés, a constaté l’AFP. Mais le climat s’est tendu dans le milieu de la journée.

« Macron, démission », scandaient les manifestants à la mi-journée, devant la préfecture où une délégation les représentant a été reçue.

« Pas là pour casser »

« On n’est pas là pour casser, on doit défiler à visage découvert. Si on en voit qui cassent, ils seront sortis. Nos revendications qu’on a tous, salariés, retraités, chômeurs, chef d’entreprise de PME ou de PMI, c’est notre pouvoir d’achat, et c’est qu’on soit respecté, qu’on nous écoute. On veut vivre dignement, c’est tout », a déclaré à la foule Viva Noé, responsable d’une page Facebook « Stop au racket Méditerranée », juchée sur un plot en béton avant le départ du cortège.

Certains manifestants lui ont répondu qu’ils ne souhaitaient pas condamner d’éventuelles violences.

Dans le courant de l’après-midi, les « gilets jaunes » ont été repoussés par les gendarmes mobiles vers le haut de la Canebière à l’aide de bombes lacrymogènes et de plusieurs charges, rapporte La Provence. Les gendarmes mobiles se sont regroupés pour empêcher que les gilets jaunes ne marchent en direction de la mairie, indique le quotidien.

Quelque 600 policiers étaient mobilisés ce samedi dans les Bouches-du-Rhône, selon la préfecture de police. Une marche pour le climat a débuté à 14h00 sur le Vieux-Port, suivie une heure plus tard d’une manifestation d’opposants à la politique municipale, vivement critiquée depuis l’effondrement d’immeubles le 5 novembre ayant provoqué la mort de huit personnes.

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