Ce samedi matin, les forces de l’ordre ont déjà procédé à 548 interpellations à Paris, un bilan en perpétuelle évolution qui risque d’augmenter au fil de la journée. Les autorités craignent de voir se reproduire dans Paris les scènes d’émeute urbaine et ont par conséquent renforcé les contrôles dans les gares et pratiquent la fouille systématique aux abords des lieux de manifestation.

A la suite de ces interpellations, 272 personnes ont été placées en garde à vue, indique la préfecture de police de Paris. Les autres interpellations se sont soldées par de simples contrôles d’identité dans des commissariats. Une vingtaine d’individus de radicaux identifiés par les services de renseignement comme des membres de l’ultra-gauche ou de l’ultra-droite, notamment pour des appels à commettre des violences sur les réseaux sociaux, ont été arrêtés et sont actuellement en garde à vue.

Du matériel pour commettre des violences

Les autres interpellations se font sur la base du chef de “groupement en vue de commettre des violences et des dégradations” ou “provocation à la commission d’un délit ou d’un crime”. Dans les gares mais aussi sur les axes routiers, les forces de l’ordre ont procédé à des fouilles des personnes, sacs et véhicules. Du matériel pouvant servir à commettre des violences comme des pavés, des masques, des marteaux ou encore des frondes ont été saisis. 
saisi Préfecture de police –
Les gardes à vue de ces suspects, âgés d’environ 30 ans et venant de province, peuvent durer jusqu’à dimanche. Une manière d’empêcher que ces personnes soient sur les lieux de mobilisation, à Paris ou en province. Les services de police se sont organisés pour pouvoir placer en garde à vue jusqu’à 800 personnes. En temps normal, la capacité est de 150.